16.06.08
blogueu(r)(se)(s) ….
Il y a depuis quelques semaines en Bourgogne deux blogueuses de qualité que vous pouvez découvrir plus bas si vous ne les connaissez pas encore. Je profite de ce court billet pour leur exprimer toute mon admiration pour l’ensemble de leurs travaux passés et leur souhaiter le meilleur pour l’avenir !
Blogs n co via kwout
14.06.08
Vienne se tourne vers VISTA
Cette nouvelle du passage vers VISTA des PC de la ville de Vienne va peut-être faire douter les gens qui ont déjà enterré Microsoft au profit de Google et des sociétés “2.0″. En effet, la force de la société de Redmond n’est pas uniquement dans ces produits ou dans sa R&D, mais en partie dans sa capacité à toucher toute la chaine du logiciel : de l’expression des besoins à l’utilisation.
Comme imaginer en effet qu’un problème de compatibilité d’un seul logiciel peut empêcher la migration de 32000 postes informatiques (et donc l’économie de 32000 licence) ? Le fait que le fameux logiciel soit un programme lié à Microsoft n’est vraiment qu’un détail. Comme celui indiqué dans l’article que l’incompatibilité dont il est question sera probablement résolue en 2009 …
Bref, sans entrer dans les détails il est clair que Microsoft “occupe le terrain” à un nombre impressionnant de niveau. N’oublions pas non plus que la société n’agit pas que vers l’extérieur mais sait très bien également valoriser ces propres employés.
Ne l’enterrons donc pas tout de suite !
08.06.08
I.T. 2.0
Image via Wikipedia
Je parle souvent ici des usages qui apparaissent dans notre utilisation d’Internet avec les outils 2.0 et les services coopératifs qui se multiplient de jour en jour. Un article récent de ReadWriteWeb « I.T. 2.0 » m’interroge sur les changements que ces technologies vont apporter dans mon métier et plus généralement dans le « I.T. Department » de chaque structure.
Les constatations de base, nous les connaissons tous.
- Les technologies « 2.0 » sont utilisées et représentent une façon particulière d’échanger des informations, le coté acteurs prend le pas sur coté consommateur.
- Les enfants de 10 ans aujourd’hui maitrisent l’usage de ces technologies de façon « native » et ils utiliseront ces technologies dans leur travail comme nous utilisons aujourd’hui le téléphone. Donc en 2015 au plus tard tout le monde travaillera de cette manière.
- Nous nous dirigeons rapidement vers un « Internet des objets » qui va multiplier les sources d’informations sur le réseau. Le temps des serveurs centraux est donc derrière nous et nous devrons nous connecter à une multitude de services dispersés sur l’Internet.
- L’informatique est partout ! C’est une tarte à la crème je m’en rends compte mais c’est extrêmement vrai aujourd’hui. Dans l’entreprise c’est encore plus criant, quel est le service ou la fonction qui ne soit pas touché par l’informatique ? Aucun !
Est-ce que vous appelez un électricien pour brancher la lampe de votre bureau ? Non, dans ce cas vous ne devez (devrez) plus avoir besoin du service informatique pour brancher un outil de travail sur le réseau.
A partir de là, on comprend que le métier de l’« I.T. Department » va fortement et rapidement évoluer dans l’Enterprise 2.0
Sans reprendre les termes de l’article « « I.T. 2.0 » je voudrais mettre l’accent sur la mobilité que va caractériser cette nouvelle utilisation de l’informatique. La mobilité spatiale qui va nous obliger à imaginer de nouvelle manière de se connecter aux ressources de l’entreprise à partir de « n’importe où » et de manière sécurisée. La mobilité applicative ensuite qui va faire que chaque personne utilisera le bon outil au bon moment pour son travail. Ces outils sont pour la plupart déjà disponibles en ligne et d’autre arriveront constamment. Nous devrons donc assurer la cohérence des données de l’entreprise, et leur sécurité quand elles seront dispersées un peu partout.
La conclusion de l’article est parfaite « With all these changes, the new I.T. person will be very different than they are today » mais un peu creuse… Vers quoi allons-nous évoluer ? J’aime cette idée de “geek social” qui devra être à la pointe des technologies pour pouvoir proposer les solutions adéquates (même les plus folles) tout en conseillant les utilisateurs en fonction de leurs besoins, et gardant à l’esprit les contraintes de sécurité et d’intégrité des données (ouf).
Bref, les nouveaux métiers des systèmes d’informations seront passionnants car certainement de plus en plus innovants.
01.06.08
Métiers 2.0 et oreilles de Cobol …
Ne cherchez pas une signification au titre de cet article, c’est une synthèse abrupte de mes sentiments après la table ronde sur les nouveaux métiers de l’Internet organisée par le département Services et Réseaux de Communication de l’IUT de Dijon en partenariat avec la CCI de côte d’Or.
Une constatation d’abord, nous n’avons pas vraiment parlé des nouveaux métiers, du moins pas dans nos échanges avec la salle. C’est plutôt étonnant puisque les étudiants en face de nous vont forcement les exercer ces métiers, même si nous ne savons pas vraiment les définir. Alors que pouvons nous en pensez ? Ils s’en foutent (parlons vrai) ou ils sont déjà tellement dans les technologies 2.0 qu’ils trouvent évidement des les intégrer dans leurs futures fonctions ? Ce n’est pas évidement de répondre mais j’ai quelques pistes d’analyses.
En premier lieu, un sondage rapide nous a montré que les 4/5ème de la salle utilisez un réseau social. Plus intéressant encore, à la question “Qui n’a jamais contribué sur Internet?” une seule personne s’est déclarée. Cela me montre que tout le monde a intégré l’esprit participatif derrière le slogan “2.0″ et l’exerce ! C’est une excellente nouvelle pour l’avenir de ces étudiants et de la région Bourgogne. On peut en effet espérer que cet esprit sera utilisé dans le travail comme il l’est aujourd’hui dans les études et la vie personnelle.
Il y a ensuite une curiosité autour des réussites de l’Internet (Google, Second life, Facebook, etc.) avec un vrai esprit critique et, il me semble, un embryon de sentiment qu’il est possible aujourd’hui de faire de grandes choses avec des moyens “raisonnables”. C’est cette façon de penser qui pourra mener les gens a être réellement innovants dans les usages des (éternelles) nouvelles technologies et donc à construire eux-même leur(s) futur(s) métier(s).
J’ai aussi entendu le classique “on m’apprend un truc à l’école et pour le boulot on me demande autre chose” (le cobol du titre…). Il y a quelques années où les fiches de postes étaient plus figées dans les entreprises, cette constatation était vraie. C’est la vieille opposition entre l’apprentissage et l’application pratique dans le “contexte réel”. Il y a vraiment peu de chance que cela change, aujourd’hui où les postes évoluent rapidement dans leurs missions. Mais bon, l’adaptabilité c’est cela non ? Il faut juste un peu de temps pour s’en rendre compte.
Et pour le “je suis pas au courant de ce qui existe pour m’aider dans mon projet, mon évolution, etc.”, Johan a résumé ma pensée par un “commence par chercher sur Google!” Ok ça ne donne peut être pas les réponses toutes prêtes mais le terrain est sacrement débroussaillé, non ?
22.05.08
La 27ème région française
Un petit billet pour vous annoncer l’ouverture de la 27ème région. Vous pouvez voir sur le site l’étendu de ce projet né d’une réflexion commune entre l’ARF et la FING.
Dans la présentation de cette action, il y a un certain nombre d’idées qui me tiennent à cœur, en particulier l’idée que les administrations et les politiques publiques ont des réponses trop technologiques aux problèmes de la fracture numérique. Les usages, « l’impact sociétal », est tout aussi important. Cet impact ne peut être travaillé que par des réalisations concrètes et reliant plusieurs acteurs qui naturellement ne travailleraient peu être pas ensemble.
Les défis portés sont passionnants alors j’espère que toute cette organisation ne sera pas un « machin participatif » de plus !
14.05.08
Les médias 0.0, 1.0, 2.0 sont-ils solubles ?
Je vous signale un excellent billet d’ Internet et Opinion(s) intitulé « L’avenir des médias en ligne en 6 questions » que j’ai découvert grâce au blog du Cicla71.
Le thème général de l’article est l’évolution de la presse en ligne ou plutôt l’évolution de ses rapports avec les médias « classique ». C’est un sujet que nous abordons régulièrement entre les blogueurs de bourgogne, grâce à l’expérience de Pascal dans ce domaine. C’est un sujet qui m’intéresse car il est très lié à la recherche d’informations sur le Net, à la pertinence des sources et finalement à la façon dont nous seront tous manipulés demain (c’est la version pessimiste !).
Sans réécrire l’article, je mets le doigt sur un détail qui m’impressionne : l’ « Audimat » en temps réel et global du Web. En effet, pour tous les supports médiatiques il est possible de monter des baromètres, des enquêtes, des consultations, pour savoir ce qui fonctionne et ce qui ne fonctionne pas. Pour un site Internet, les statistiques montrent « toutes » les consultations et de façon extrêmement précises. Impossible d’avoir un doute sur une partie de site qui n’attire personne. Evidement le corollaire est que si vous savez ce qui attire vos visiteurs (et potentiellement augmente votre chiffre d’affaire), vous pouvez avoir tendance à ne faire que ça … « mon public veut une information avec telles et telles caractéristiques, je produis mon information en fonction de ces caractéristiques ». Intéressant comme concept, non ? Bon les autres médias peuvent aussi essayer ce concept mais ils ne seront jamais autant « en direct » avec leurs utilisateurs que les sites web. Si on ajoute à cela le flottement actuel du modèle économique des sites Internet d’informations, on peut imaginer un avenir assez sombre à l’Information sur le Web.
Pour ma part et malgré le déclin annoncé de la presse écrite, je n’arrive pas à imaginer sa disparition en faveur d’Internet. Au contraire, j’ai l’impression qu’elle va gagner en qualité du fait de la concurrence. Avec peut-être le risque de se « luxifier », de restreindre son public à un certain nombre de personnes ou d’entreprises ayant les moyens de se l’offrir.
Alors demain des dépêches immédiates sur le Net et des analyses de fond vérifiées sur le papier ? Ce sera surement plus compliqué que cela, tant mieux !
07.05.08
Sécurité 2.0 ?
Aujourd’hui où l’intelligence économique est au cœur de la préoccupation des entreprises je me pose la question des informations diffusées pour tous les « média 2.0 ». En effet, dans la plupart des réseaux que je fréquente il y a toujours un espace pour la fonction ou le poste que l’on occupe, et donc pour l’entreprise. Il y a certainement des personnes spécialisées dans la recherche d’informations au cœur de ces réseaux, qui peuvent assez facilement dresser des cartographies d’entreprises avec qui occupe quelle position et a quels intérêts. Je ne doute pas non plus qu’avec un peu de travail il doit possible de tracer les orientations stratégiques.
Dans ce cas, la protection des informations est-elle prise en compte par les sociétés ? On ne parle plus là de sécuriser son système d’information, intra ou extra net, mais bien de « contrôler » ou plutôt de gérer l’ensemble des informations diffusées par ses salariés (clients, fournisseurs, etc.) au travers de réseaux sociaux. Les utilisations de ces réseaux étant à la limite du professionnel et du privé, la difficulté parait immense.
Cette sécurisation est différente des techniques marketing pour contrôler, amplifier, dégonfler ou engendrer nos fameux buzz autours des marques ou des produits en tout genre. Cependant, les techniques utilisées ne se recoupent-elle pas? En effet, on se retrouve plus dans la traque est l’influence que dans le contrôle directe (et oui toujours la vie privée). Décidément, nos fameux usages 2.0 entrainent encore l’apparition de métiers, de rôles un peu étranges dans nos “vieilles” organisations.
Je peux imaginer que si les entreprises montent des intra(extra)nets qui deviennent réellement coopératifs et donc qui ressemble de plus en plus aux outils privés, la confusion des genres sera encore plus grandes.
PS : Voici deux liens intéressants portant sur les liens entre les blogs des salariés et leur entreprises :
- Les blogs de salariés de Muriel Vandermeulen
- Les blogs des salariés de Loic Le Meur : un article de septembre 2005 très complet
15.04.08
Logiciels libres et entreprises : réflexions post-réunion
Suite à une réunion organiser par l’association ubuntu-dijon à la CRCI sur les rapports entre les logiciels libres et les entreprises, je vous livre ici quelques réflexions que nous avons eu et ce que j’en retire.
Le discours à adopter pour la présentation des logiciels libres varie en fonction des types d’entreprises. Pour faire assez simple il faut au minimum trois catégories :
-
Les TPE de moins de 20 personnes , où le système informatique n’est pas immédiatement critique, se rapprochent des besoins des particuliers. Dans ce cas, les logiciels « génériques » sont suffisants sans adaptations pointues et le matériel informatique est hétérogène car il s’achète au fur et à mesure des besoins. Le support se fait soit par une personne de l’entreprise soit par le vendeur du matériel informatique.
-
Les autres entreprises qui ont des systèmes d’informations plus important. Ici, le parc de matériels est important et le plus homogène possible pour simplifier le support technique qui est (en partie) interne. Les logiciels métiers sont adaptés à l’activité de l’entreprise et une panne peut rapidement avoir des conséquences graves. Des contrats de supports H+4 ou J+1 sont passés pour prévenir ces pannes au mieux.
-
Les administrations se classent à part car même si elles se rapprochent des grandes entreprises dans leurs besoins, la réflexion sur les licences logiciels et sur le format des données est plus avancée (et les équipes de développement en interne plus importantes).
Dans tous les cas, l’opposition libre/propriétaire n’est pas la première cause de changement à mettre en avant. En effet, les logiciels doivent répondre à des besoins. Ce sont ces besoins qu’il faut analyser en premier pour en déduire les solutions possibles qu’elles que soient leur licence. Ensuite viendra le choix en fonction des critères périphériques comme le coût d’acquisition, le support, la formation et pour finir le coût global. Il y a probablement des cas où les solutions libres seront opportunes et d’autres où les logiciels propriétaires auront leur place.
Le support contractualisé est un point cruciale pour les entreprises de la seconde catégorie. En cas de problème il faut savoir vers qui se retourner et en combien de temps on aura une réponse. Le support « communautaire » est de ce point de vue difficilement contractualisable, même si dans la plupart des cas il est efficace. De plus, pour la mise en place de la solution, il est toujours intéressant d’avoir un prestataire si on a choisi de ne pas faire de développement en interne. Bref, je décrit un support « classique » d’éditeurs ou de prestataires certifiés. Certaines solutions libres ont ce type de support et d’autres non, encore faut-il le faire savoir ! Dans notre région en particulier l’offre en support de logiciel libre est assez faible. Pour plus d’informations sur ce point vous pouvez consulter le site de l’ARIST : OpenTTT.
Les exemples d’utilisation réussie de solutions libres dans la région ne manquent pas. C’est probablement par ces exemples et par le « pourquoi » de cette utilisation que le message passera le mieux.
Nous avons aussi parlé du problème des données et de leurs formats. C’est ce domaine qui me touche le plus car j’attache beaucoup d’importance à l’information que j’entre dans un logiciel. S’il ne me paraît pas aberrant de payer pour utiliser un programme écrit par un tiers, j’ai plus de mal à accepter d’être enchaîné par un format de donnée, et donc par un logiciel ou un éditeur. Curieusement ce point a été peu abordé, probablement parce que tout le monde est maintenant conscient du problème et que même les plus « propriétaires » des programmes font (ou tentent de faire) normaliser leur format de données. Mais, moi je suis encore en plein dedans …
D’un point de vue plus personnel, cette rencontre à la CRCI a été vraiment sympathique car elle amorce une réflexion plus profonde pour amener les entreprises à mieux maîtriser leur informatique. Je regrette simplement le parti pris complètement anti-Microsoft qui me semble l’arbre qui cache la foret. Nous connaissons tous les parts de marché de la firme de Redmond, mais ce n’est pas leur réduction qui va décider un chef d’entreprise de passer aux logiciels libres. Je reste convaincu qu’il y a de la place pour le deux types de logiciels dans le monde actuel.
Pour conclure sur un ton un peu plus prospectif, quid des outils 2.0 actuels et plus généralement des applications comme services web ? Comment accéder aux sources et est-ce que cela a la même signification ? Pour plus de renseignements sur cette problématique vous pouvez jeter un œil sur la licence AFFERO ou dans wikipédia.
12.04.08
[no comment] Une parole à méditer
Parce que surfer n’est pas qu’un jeu. Parce que surfer n’est pas une activité anodine. Parce que c’est une activité qui parle de nous, de notre entourage et qui l’engage. Parce que nous sommes tous en construction permanente.Oui, l’éducation au média Internet est l’affaire de tous. C’est une responsabilité collective.
Parlons, parlons : il en restera quelque chose.
Luttons activement contre la solitude.
Expliquons le fonctionnement d’Internet. Ses limites, ses règles, ses possibilités.
Lisons les modes d’emploi.
Echangeons. Apprenons.





