Monthly Archives: mai 2008

La 27ème région française

Un petit billet pour vous annoncer l’ouverture de la 27ème région. Vous pouvez voir sur le site l’étendu de ce projet né d’une réflexion commune entre l’ARF et la FING.

Dans la présentation de cette action, il y a un certain nombre d’idées qui me tiennent à cœur, en particulier l’idée que les administrations et les politiques publiques ont des réponses trop technologiques aux problèmes de la fracture numérique. Les usages, « l’impact sociétal », est tout aussi important. Cet impact ne peut être travaillé que par des réalisations concrètes et reliant plusieurs acteurs qui naturellement ne travailleraient peu être pas ensemble.

Les défis portés sont passionnants alors j’espère que toute cette organisation ne sera pas un « machin participatif » de plus !

Les médias 0.0, 1.0, 2.0 sont-ils solubles ?

Je vous signale un excellent billet d’ Internet et Opinion(s) intitulé « L’avenir des médias en ligne en 6 questions » que j’ai découvert grâce au blog du Cicla71.

Le thème général de l’article est l’évolution de la presse en ligne ou plutôt l’évolution de ses rapports avec les médias « classique ». C’est un sujet que nous abordons régulièrement entre les blogueurs de bourgogne, grâce à l’expérience de Pascal dans ce domaine. C’est un sujet qui m’intéresse car il est très lié à la recherche d’informations sur le Net, à la pertinence des sources et finalement à la façon dont nous seront tous manipulés demain (c’est la version pessimiste !).

Sans réécrire l’article, je mets le doigt sur un détail qui m’impressionne : l’ « Audimat » en temps réel et global du Web. En effet, pour tous les supports médiatiques il est possible de monter des baromètres, des enquêtes, des consultations, pour savoir ce qui fonctionne et ce qui ne fonctionne pas. Pour un site Internet, les statistiques montrent « toutes » les consultations et de façon extrêmement précises. Impossible d’avoir un doute sur une partie de site qui n’attire personne. Evidement le corollaire est que si vous savez ce qui attire vos visiteurs (et potentiellement augmente votre chiffre d’affaire), vous pouvez avoir tendance à ne faire que ça … « mon public veut une information avec telles et telles caractéristiques, je produis mon information en fonction de ces caractéristiques ». Intéressant comme concept, non ? Bon les autres médias peuvent aussi essayer ce concept mais ils ne seront jamais autant « en direct » avec leurs utilisateurs que les sites web. Si on ajoute à cela le flottement actuel du modèle économique des sites Internet d’informations, on peut imaginer un avenir assez sombre à l’Information sur le Web.

Pour ma part et malgré le déclin annoncé de la presse écrite, je n’arrive pas à imaginer sa disparition en faveur d’Internet. Au contraire, j’ai l’impression qu’elle va gagner en qualité du fait de la concurrence. Avec peut-être le risque de se « luxifier », de restreindre son public à un certain nombre de personnes ou d’entreprises ayant les moyens de se l’offrir.

Alors demain des dépêches immédiates sur le Net et des analyses de fond vérifiées sur le papier ? Ce sera surement plus compliqué que cela, tant mieux !

Sécurité 2.0 ?

Aujourd’hui où l’intelligence économique est au cœur de la préoccupation des entreprises je me pose la question des informations diffusées pour tous les « média 2.0 ». En effet, dans la plupart des réseaux que je fréquente il y a toujours un espace pour la fonction ou le poste que l’on occupe, et donc pour l’entreprise. Il y a certainement des personnes spécialisées dans la recherche d’informations au cœur de ces réseaux, qui peuvent assez facilement dresser des cartographies d’entreprises avec qui occupe quelle position et a quels intérêts. Je ne doute pas non plus qu’avec un peu de travail il doit possible de tracer les orientations stratégiques.

Dans ce cas, la protection des informations est-elle prise en compte par les sociétés ? On ne parle plus là de sécuriser son système d’information, intra ou extra net, mais bien de « contrôler » ou plutôt de gérer l’ensemble des informations diffusées par ses salariés (clients, fournisseurs, etc.) au travers de réseaux sociaux. Les utilisations de ces réseaux étant à la limite du professionnel et du privé, la difficulté parait immense.

Cette sécurisation est différente des techniques marketing pour contrôler, amplifier, dégonfler ou engendrer nos fameux buzz autours des marques ou des produits en tout genre. Cependant, les techniques utilisées ne se recoupent-elle pas? En effet, on se retrouve plus dans la traque est l’influence que dans le contrôle directe (et oui toujours la vie privée). Décidément, nos fameux usages 2.0 entrainent encore l’apparition de métiers, de rôles un peu étranges dans nos « vieilles » organisations.

Je peux imaginer que si les entreprises montent des intra(extra)nets qui deviennent réellement coopératifs et donc qui ressemble de plus en plus aux outils privés, la confusion des genres sera encore plus grandes.

PS : Voici deux liens intéressants portant sur les liens entre les blogs des salariés et leur entreprises :

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