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A mon tour de parler de Pinterest !

Je vais être dans le « mooove » cette fois et parler du dernier réseau à la mode. Vous connaissez Pinterest ? Certainement si vous vous tenez au courant de l’actualité du web 2.0 car ce réseau social a beaucoup fait parler de lui en décembre dernier. Il n’est pourtant pas nouveau puisqu’il fut crée en 2010. Toujours sur invitation, il est sur le devant de la scène depuis qu’une étude de Comscore en a fait le réseau à la croissance la plus rapide de l’histoire du Net et que Monetate le présente comme un gros générateur de trafic.

Pour découvrir le fonctionnement de Pinterest, je vous suggère de lire cet article de Business Actor. En résumé, c’est un outil de curation d’images et de vidéos couplé à des fonctions sociales de partage et d’interactions. Le concept est assez classique mais le rendu est vraiment très intéressant. Pinterest est extrêmement simple et intuitif d’utilisation. Le présentation sous forme de tableaux thématiques est vraiment efficace. Jetez un œil sur mes boards pour vous rendre compte de l’effet.

 

 

Est-ce que Pinterest à une chance de survie aujourd’hui par rapport à Facebook ? Je vous donne une réponse toutes personnelle : ca simplicité et sa spécialisation sur l’image lui donne un coté unique. Un peu comme Twitter ne peut pas vraiment entrer en concurrence avec Facebook, Pinterest va jouer la complémentarité. On peut d’ailleurs voir que l’intégration dans Facebook est une des clés du développement de Pinterest.

Source: plus.google.com via Grégory on Pinterest

Mais à quoi peut bien servir Pinterest ? Pour une utilisation « passive » c’est un formidable outil de veille et d’inspiration. A condition de travailler avec des images, vos boards vous permettront d’organiser simplement vos différentes trouvailles et vous pourrez les voir de manière globale. C’est vraiment impressionnant. Si vous cherchez à être plus actif, c’est à dire à utiliser Pinterest pour promouvoir vos activités (produits, services, etc.) il va falloir avoir des choses à montrer :)  Je ne vous apprendrez rien en précisant que, pour tirer efficacement parti de ce réseau, il faut avoir de belles images. A partir de là, vous pouvez imaginer toutes les utilisations.

Les chiffres des études citées précédemment montrent que Pinterest est un accélérateur de business pour les sites de vente en ligne. Sans mettre en doute cette conclusion, je reste sceptique sur le biais de l’analyse. Pinterest montrant aujourd’hui principalement des objets à acheter en ligne, il me semble qu’il doit mécaniquement accroitre les chiffres des ventes. Il faudra un peu plus de temps et de recul pour consolider (et chiffrer) tout cela. Une dernière remarque, des études montrent que les femmes seraient majoritaires sur ce réseau. Je ne sais pas vraiment s’il faut en tirer une conclusion …

Bref, tout cela pour vous dire que j’aime bien cet outil ! J’y vois une manière intéressante de constituer des lots d’images pour trouver de l’inspiration. Pour être plus efficace, il me reste à travailler l’intégration de Pinterest aux autres outils que j’utilise (réseau sociaux, blogs). Certaines fonctionnalités me semblent encore manquer, comme la possibilité d’intégrer directement un board à un site web, mais cela ne devrait pas trop tarder !

Décrochage ou simple pause numérique ?

L’avantage avec les longs voyages, c’est que tu as toujours le temps de lire un livre ou deux … oui, ceux qui trainent dans les sacs et qu’on doit commencer « plus tard ». J’ai donc pu lire complètement « J’ai débranché » de Thierry Crouzer. L’expert de rien (c’est lui qui le dit), y décrit son expérience de deconnexion totale de 6 mois. Vous pouvez d’ailleurs pousuivre sa vision en lisant son blog (blog.tcrouzet.com).

Je ne peux m’empêcher de mettre cette expérience en lien avec l’intervention de Fadhila Brahimi au TEDxAlsace sur la notion de pause digitale. Dans les deux cas se pose la question de la dépendance au Net en général et aux interactions du web 2.0 en particulier. L’approche est très différente et je suis clairement plus en phase avec celle de Fadhila. Je vais tenter un résumé de ce que je comprends de ces deux visions en étant extrèment synthétique, vous m’en excuserez.

Thierry Crouzet nous parle de ce que nous gagnons en entrant dans l’ère numérique alors que Fadhila nous parle plutôt de ce que nous y perdons. Plus clairement imaginez un chemin, que vous voulez emprunter pour aller de A vers C en passant par B. La première approche nous parle du chemin direct A => C que le numérique permet. La second se concentre sur le fait que nous ne passons plus par B, et que cela peut avoir des conséquences. Il ne s’agit pas de porter un jugement a priori mais de bien comprendre le changement que cela implique.

La démarche de Thierry Crouzer me convainc moins parce que j’y vois le remplacement d’un extrémisme par un autre. Rien d’extraordinaire à cela, L’auteur parle de ce genre de réactions dans le livre. Les expériences extrêmes sont intéressantes, elles peuvent apporter des réponses particulières mais elles sont difficilement reproductibles car elles nous permettent peu de projections. Internet reste pour moi un outil, même s’il est devenu de plus en plus complexe surtout depuis qu’il est réellement participatif. Nous n’avons d’ailleurs jamais eu dans notre histoire d’outils d’une telle complexité. Je parle bien de la notion de « complexité » telle qu’on l’entend en physique, ce qui ne veut pas dire « compliqué ». La notion importante est l’interdépendance des éléments et les boucles de retroactions que cela implique. Le système global peut donc produire des choses étymologiquement « imprévisibles ». C’est bien ce qui fait du Net d’aujourd’hui notre 6ème continent. Et c’est donc aussi cela qui fait évoluer nos relations sociales !

Pour appréhender cette complexité la démarche de Fadhila est donc plutôt de « prendre un moment » pour bien avoir conscience de ce fameux point B, par lequel on ne passe plus. Dans 99,99% des cas, cela constitue une simplification de la démarche. Mais on ne peut pas simplifier sans perdre quelquechose dans l’histoire. A nous de bien comprendre cela. C’est peut être l’essence de ces pauses digitales dont elle parle ? J’avoue que j’aimerai bien qu’elle détaille plus sa pensée la dessus :)

Finalement, dans les deux cas, la notion centrale est, il me semble, celle du « temps réel« . Peut-être que le web 2.0 d’aujourd’hui est arrivé à nous pousser dans ce temps réel tellement loin de notre mode de pensé classique. Nous ne sommes pas encore biologiquement ces êtres-réseaux dont parle Thierry Crouzet :)

Il faut décidément que je trouve le temps de relancer l’idée de HumanCamp pour avancer sur cette notion de l’humain face au numérique !

En 2012, la fatigue sociale nous guette sur Internet ?

(cc) Paindeseigle

Depuis quelques semaines et surtout depuis LeWeb11, j’entends de plus en plus parler d’une sorte de « fatigue sociale » des Internautes. Elle se traduirait par un désengagement progressif des grands réseaux et amenerait un « éclatement » de la bulle des médias sociaux. Tout cela dans les deux années à venir, autant dire que nous devons tous nous y préparer et vite !

Vous y croyez vous ? Moi pas vraiment …

Pour comprendre ce qui peut amener à cette conclusion je vous conseille de voir l’intervention de George Colony le CEO de Forrester au cours de LeWeb11 (commencez à 15:10).

Les explications de cette saturation sociale sont assez simples. Aujourd’hui nous sommes devant deux limites. Le pourcentage de personnes utilisant les médias sociaux est supérieur à 80% en Europe et aux USA. Il parait difficile d’aller au cela et, de toute façon, une progression n’aurait pas de grandes conséquences. Autre point, nous passons tous du temps devant nos écrans et, précisément, à surfer sur les médias sociaux ! Quelques chiffres existent comme ceux de Comscore.com, il faut juste retenir que la progression de ce temps a été très importante sur 2011. Bref, impossible d’y consacrer plus de temps !

Et maintenant ? D’après George Colony cela va mener vers éclatement de la «bulle sociale» et nous conduire à une ère «post-sociale». Les « social startups » avec un modèle d’acquisation d’utilisateurs sont déjà mortes. On avait un peu le même discours avec la téléphonie mobile avec sa pénétration forte du marché et pourtant, nous n’avons pas vu d’effondrement. Aujourd’hui on voit même un nouvel opérateur se lancer dans l’aventure (oui, oui, la comparaison est faible …) Pour compléter le tableau je vous conseille de revenir sur les prévisions de Gartner 2012-2016 à ce propos. Pour les analystes, l’éclatement de cette fameuse bulle sera amplifiée par l’atomisation des prestataires et la volonté de reprise en main du marché par les leaders historiques.

Identités ?

Pour les nouveaux entrant dans le marché des applications sociales, il va devenir de plus en plus difficile de demander des informations d’identification. A mon avis, cela restera possible sur des réseaux à grande valeur ajoutée (groupes d’experts, réseaux thématiques) où je ferai un effort particulier pour me « présenter » mais pas sur des applications généralistes. Le cas de l’éventuel lancement d’un réseau par Amazon est assez typique. Je suis moins convaincu par l’idée que les applications vont devoir devenir « utiles » pour survivre. Du moins, la notion d’ « utilité » devrait être précisée. Apres tout, une distraction peut-être utile non ? Par contre, la notion de service apporté sera cruciale pour un usage à long terme et pour la construction d’une communauté. On verra peut-être se développer des applications « jetables », d’une durée de vie assez courte et sur des modèles économiques alternatifs. Je pense en particulier aux développements liés aux évènementiels.

Bref, je ne crois pas vraiment à une saturation sociale dans les années qui viennent. Cependant, comme dans l’informatique en général, le social va se dissoudre dans nos vies de tous les jours. Les applications mobiles, la généralisation des infrastructures haut débit et le developpement du cloud ne peuvent que favoriser cela. Les média sociaux ne sont donc pas encore en danger mais cela donne quelques idées pour les années à venir.

A mon tour de faire une petite prédiction. Et si 2012 était l’année de l’identité numérique unique. En gros, comment à partir d’un compte sur un outil, être capable d’etre reconnu de partout ? Aujourd’hui ce mouvement est en marche avec des acteurs privés comme Facebook, Twitter ou Google. Est-ce que ces entreprises vons passer le cap et ouvrir ces données d’identification ? Est-ce le début de l’opendata personnel comme en parle Daniel Kaplan de la FING ? Aprés tout, nous rendons deja public une grande parti de ces informations.

Rendez-vous le 31 décembre pour un bilan :)

 

FoodCampDijon : La cuisine numérique est-elle sociale ?

En plein FoodCamp Dijon !

Ce samedi se déroulait le 2ème foodcamp de Dijon. Comme d’habitude, la magie a pris ! Organisation parfaite, participants intéressants et intéressé(e)s, challenges endiablés, bref tous les ingrédients pour une recette parfaite. Je vous laisse d’ailleurs profiter des résumés des sessions sur le site officiel et en recherchant des ressources sur le tags #foodcampdijon.

Je vais m’attarder un peu sur les ateliers du matin qui portaient sur « la cuisine hyperconnectée » et « cuisine et SOLOMO » (voir un résumé sur socializ.fr). Je ne vous propose par un compte rendu exhaustif mais plutôt une liste de remarques qui sont arrivées dans les débats :

  • Les sites culinaires actuels sont finalement peu sociaux. On peut commenter les recettes évidement mais c’est une forme assez légère d’interaction.
  • La plupart des participants aux ateliers du foodcamp avouent ne pas suivre complétement les recettes données sur les sites. A chaque fois il y donc la création d’une variante, mais il n’est pas simple de la mettre en ligne. C’est encore plus difficile de relier ces variantes entre elles pour construire l’univers de la recette.
  • Pourquoi d’ailleurs continuer à proposer des recettes figées ? Ne pourrait-on pas plutôt imaginer des idées d’associations de saveurs et de gout, qui nous conduirait à ré-inventer la cuisine en permanence ?
  • Pour les sites et les blog d’amateurs, de restaurateurs ou de magasins, l’interaction est aussi légère que précédemment. Le dialogue entre celui qui donne et celui qui reçoit n’est pas équilibré. En fait ces sites ne vont pas au bout de leur démarche en favorisant la création d’une vraie communauté. Il n’y a donc pas beaucoup d’implication des internautes.
  • La création de ces communautés est une piste à exploiter en particulier pour les petites entreprises. Pour favoriser cette création, le couponning est un vrai accélérateur mais cela ne peut pas suffire. Encore une fois, c’est l’implication le moteur et une réduction n’est pas (assez) impliquant.
  • Dans le triptyque SOLOMO aujourd’hui, seul le Local commence à être exploiter. Pour le Mobile et le Social, il y a encore beaucoup de travail.
  • La vidéo est encore sous exploitée sur les sites de recette, en particulier pour montrer les gestes techniques. Il serait pourtant assez simple de ponctuer les recettes par des petites vidéos de ce type. Les mêmes gestes revenant régulièrement, une petite banque de données vidéos suffit.
  • Comment créer du lien dans la communauté sans pour autant trop investir ? En créant par exemple des rencontres régulières, physiques ou virtuelles.

Pourquoi ne pas imaginer un moment d’échange autour de la création de recette en webconférence ? On va y travailler !

Voila les quelques réflexions qui m’ont marqués durant ce Foodcamp. J’imagine déjà des pistes pour faire évoluer tout cela… Rendez-vous dans quelques jours !

From idea to momentum, TEDx en Alsace !

from @TropCoolCeTruc

Voici presque une semaine que j’essaye de rassembler mes idées pour proposer ici un résumé du TEDxAlsace de dimanche dernier. Je n’y arrive pas ! C’est assez compliqué d’expliquer froidement le contenu des interventions des 15 personnes que j’ai vu passer sur la scène. C’est un peu comme un barcamp en fait : quand on n’en a pas fait un, on a du mal à comprendre. D’ailleurs dans la bouches des utilisateurs j’ai pu entrendre une autre similitude, la volonté de mixer les gens et les pousser a se connaitre !

Un TEDx n’est pas une démonstration mathématique. Les intervenants s’adressent à vous directement, à vos ressentis, à vos émotions. J’ai lu quelques articles sur l’évènement où les auteurs trouvaient les intervenants d’un niveau inégal. Comment peut-il en être autrement puisque nous sommes tous différents ? Si nous réagissions tous de la même façon aux interventions, il y aurait un problème !

Je vais donc vous parler de quelques interventions qui m’ont particulièrement parlé, et de façon forcement partial :) Je vous précise tout de suite que les vidéos TED projetées pendant la session, même très intéressantes, ne m’inspirent pas de réaction. Je préfère les performances « live ».

from @monsieurgustave

La première intervention fut celle du maire de Mulhouse, Jean ROTTNER et le début fut fort : « Je vais vous parler de la mort d’un ami ». Impossible de résumer ca. J’avoue que j’étais sur la défensive au début, presque agressé par un tel départ. Puis on a parlé d’instants, de moment précis où le temps s’arrete, pour faire le bon geste au bon moment  Un coeur qui redémarre sur une infinité de possibles. Puis un jour, qui ne redémarre plus, simplement. Une histoire de quete de sens pour trouver la voix (voie) du bonheur dans le pire malheur … Impossible à résumer.

Plusieurs interventions ensuite sur l’idée, celles qui va engendrer un projet, une entreprise. Nous nous sommes ensuite attardé sur l’instant du déclic, de la transformation de l’idée en début de mouvement. On pourrait écrire des livres sur cet instant complètement irréel qui tranche entre le avant et le après.

Mostapha Kander
« Ce n’est pas l’idée révolutionnaire qui fait le projet, c’est la qualité de l’exécution qui compte »
« La majorité des entreprises se créent dans l’économie classique, privilégiez la qualite de l’exécution sur l’originalite de l’idée »
« J’ai arrêté d’être raisonnable, j’ai monté ma boîte » 

from @TropCoolCeTruc

Et voilà Jean Christophe Uhl qui arrive sur scène avec un titre tout simple « la magie de l’expérimentation ». Inutile de vous dire que j’ai adoré cette intervention. Dans notre pays si cartésien où la théorie est souvent privilégiée à la pratique, venir rappeler que l’expérimentation est aussi une marque d’intelligence, c’est du bonheur. Le physicien en moi se réveille et monte à mon esprit tous les cours du professeur Richard Feynman ! Bref, essayez, la plupart du temps ça ne coûte rien et l’échec et la voix royal du succès. L’expérimentation permet de libérer l’action ! Nous avons pu ensuite apprendre l’existence du marshmallow challenge ! Un truc à découvrir absolument !! En conclusion, n’oublions pas que la crise nous oblige à être créatif, alors autant commencer tout de suite :)

i-papier blanc

 

Ensuite ce fut la prestation de Fadhila Brahimi, et elle m’a fait plutôt réfléchir. Une question : aujourd’hui comment vous vous sentez par rapport aux technologies ? Quel est la place des écrans dans nos vies, deviennent-ils les médiateurs actuels ou futurs des nos interactions sociales ? Ces appendices modifient en particulier profondément notre rapport au temps. Devons-nous nous aménager des poses régulières pour entretenir notre capacité à nous mettre en mouvement ? Fadhila ne nous a pas donné de réponse, elle nous a fait prendre conscience de cette question assez complexe. Pas simple !

  »Les technologies font gagner du temps mais il faut savoir instaurer des ‘ponctuations’ »

La prestation de Eric Scherer fut aussi un moment impressionnant, sur le thème de la révolution numérique actuelle. La révolution d’aujourd’hui justement n’est pas QUE technologique, c’est celle de la décentralisation totale. Les barons actuels de l’information ont du mal à s’y faire car « la tradition n’est pas un modèle économique » même pour les « digital tardifs » ! Il faut aussi prendre en compte que tous les processus actuels sont instables, il faut savoir se laisser guider, lacher prise.

Voila un petit résumé personnel de mon aventure TEDxAlsace. Une dernière chose, on a pris rendez-vous pour le TEDx 2012. Alors à l’année prochaine, comptez sur moi pour revenir !

Le carrefour des possibles de Mulhouse, quelles énergies !

Je viens de vivre mon premier carrefour des possibles à Mulhouse, dans le cadre de « Mulhouse, Terre des nouveaux possibles« . Quelles énergies dans tous ces projets ! Je suis vraiment heureux de pouvoir vous les présenter rapidement dans ce billet. Le résumé est rapide, truffé de fotes et probablement partial alors n’hésitez pas à jeter un oeil sur les sites Internet ! Si vous voulez entrer en contact avec les personnes mais que vous ne trouviez pas de coordonnées, contactez-moi !

Apéritifs

Avant de rentrer dans le vif du sujets, nous avons pu partager les deux coups de coeur des organisateurs du carrefour des possibles

e-nov campus est un ensemble de service autour du e-marketing qui apporte des ressources locales aux entreprises du secteur numérique. Il combine plusieurs choses dont une formation niveau master, une formation continue, un incubateur avec plusieurs projets et, en projet, un espace de coworking.

chargemap.com vous propose une cartographie européenne des stations de recharge de votre voiture électrique. Vous pouvez y retrouver plus de 1600 points de recharge aujourd’hui et l’outil évolue constamment. Vous saurez bientôt en temps réel si la station est libre ou occupée.

Les projets

scrivis, un projet porté par Stephane Bayle. Il s’agit d’unprojet pour rendre le web accessible aux sourds et aux malentendants en reinventant le sous-titrage. Scrivis est un plugin qui vous propose le texte d’un video et qui permet de naviguer à l’aide de ce texte dans le film. Les vidéos deviennent donc plus simplement indéxable sur Internet et un moteur de recherche vous permet de trouver directement des plages vidéos où il est question d’un mot ! Scrivis est composé de trois briques : crownsourcing pour la transcription + outil alignement texte et parole + outil de mise en forme du texte (pour être respectueux des standards du sous titrage). Dernière chose, une webTV est prévue pour février.

éléphant jaune est un projet un fou qui veut redonner une place aux plus de 50 ans qui sont laissé de coté. Comment ? En réinventant le concept de conciergerie à une échelle locale, Christophe Jung veut remettre du lien dans les villes, les immeubles, les quartiers en mettant sur pied un modéle économique responsable et social. Avec des références au Social Business de Mohammad Yunus, je ne peut être que très impressionné par cette aventure !

braincity est un projet porté par Novelys et son dirigeant Yann Klis. L’ambition de braincity est de rendre la ville plus intelligente en donnant la possibilité aux habitants d’interagir directement avec les structures (mairie, association, institutions). Mobile, simple et rapide d’utilisation, braincity est en phase pilote dans la ville de Dieppe et sera bientôt disponible sous forme de solutions mutualisées. Nous avons discuter d’une solution de ce type à l’intérieur de RA’Pro, utilisant en plus de la réalité augmentée ! Je suis certain qu’il y a des choses à faire à Dijon :)

actionside est un script qui s’installe sur un site web pour permettre de suivre en temps réel des actions des internautes. Vous pouvez déclencher des action spécifiques en fonction du comportement et, par exemple, définir des moyens d’augmenter les taux de conversions en agissant sur certaines page. Allez jeter un oeil sur le site, les possibilités sont impressionnantes !

speculative design est un concept présenté par Ludwig Zeller, qui cherche à utiliser le design pour trouver des solutions à des problèmes contemporains. On a parlé pas mal des choses pour aider les digital natives à se concentrer sur un seul sujet à la fois :) et en particulier de la fameuse solution de réalité diminuée. Comme quoi, la technologie engendre ses propre problème qu’elle essaye de résoudre avec une petit dose de surenchère :)

technistub (& fablab) est un atelier collaboratif qui va ouvrir bientôt sur Mulhouse. Il va permettre une mise en relation des personnes aux compétences complémentaires pour réaliser un projet. On est bien dans l’esprit des fablabs comme celui de Biarne. Plusieurs machines seront à la disposition des personnes pour tester leurs projets et fabriquer des prototypes. Bref, une accélérateur de projets qui n’est pas réservé aux geek :) On garde l’esprit Open Innovation. Ça va contribuer, selon moi, à faire passer le syndrome Léonard de Vinci en France :)

htp3d propose une modélisation du quartier de Hautepierre à Strasbourg et permet aux habitants de participer à l’évolution du quartier ! C’est un projet vraiment passionnant car il faut travailler ensemble des personnes d’horizon très différent. La partie sociologique est en particulier importante, comme l’utilisation de la culture.

print-to-mobile est un service destiné à rendre plus vivant les contenus imprimés en proposant la chaine complète d’utilisation des QRcodes. Rien de bien extraordinaire la dedans me direz-vous. Peut être mais comptez les QRcode qui pointent vers des sites qui ne sont pas adaptés aux mobiles … Bon, un peu de réalité augmentée pour reconnaitre les images plutôt que des codes 2D serait peut être sympa ;)

dental life est un projet que j’ai rencontré sur le BarcampAlsace. C’est un projet que je trouve extraordinaire car il utilise un univers 3D immersif pour faciliter les communications entre professionnels de l’art dentaire. Je vous conseille de jeter un oeil aux videos du site pour comprendre.

sensavo est spécialisé dans les lumières interactives. Une surface tactile permet de modifier les lumières mais on peut aller plus loin en faisant réagir les lumières à d’autres stimuli extérieurs (video, audio). Les usages sont multiples comme l’art, les loisirs, les rééducations, etc.

Pas si simple de faire Green dans le numérique

(cc) Freephoto.com

A quelques jours maintenant du GreenCamp Dijon, je me renseigne sur les initiatives prises de ci de là pour rendre l’informatique « plus green ». Avec des blog comme GreenIT, on voit d’ailleurs que les initiatives et les possibilités d’actions ne manquent pas. En creusant un peu par contre, les choix ne sont pas si simples à faire.

Concrètement, il existe une action des plus simple pour économiser de l’énergie en informatique : éteindre les appareils qui ne sont pas utilisés. Cela parait si bête qu’on se demande bien pourquoi les gens ne le font pas. Une des dernières étude green de Gartner montre que 40% de la consommation électrique d’un système d’information est prise par les postes de travail. Comme ils sont en général moins critiques que les serveurs et autres équipement actifs, on voit là un bon gisement d’économie. L’étude annonce une économie comprise entre 10 et 60€ par ordinateur et par an ! Évidement il n’est pas question de tout couper unilatéralement à 19h, il faut connaitre un minimum le cible d’utilisation de chaque machine. Ensuite la plupart des logiciels de management de parcs proposent aujourd’hui des fonctionnalités de mise en veille ou de coupure totale des ordinateurs. Il est même possible de juste le réveiller au bon moment avec le WakeOnLAN pour effectuer les opérations de maintenance. Vous êtes une toute petite société et vous n’avez pas beaucoup de machines ? Utilisez simplement un service de type PowerOff ! L’investissement en temps et en argent est suffisamment négligeable pour que même un petit gain sur l’année soit rentable.

A ce niveau, tout serait parfait si je n’avais pas consulté une autre étude qui me permet de mettre en perspective les économies que je viens de réaliser par rapport aux cout environnementaux de la construction d’un PC ! Quelle est l’empreinte carbone d’un ordinateur ? En consultant l’article vous allez vous rencontre compte qu’il est entre 5 et 50 fois plus important (suivant les pays, les façons de produire de l’énergie, les habitudes, etc.) Ca fait réfléchir ! Vous avez maintenant une idée de la valeur des campagnes de communication vous montrant qu’il est important de changer votre machine parce que la nouvelle consomme moins …

Bref, vous l’avez compris, un moyen efficace pour faire du green durable en informatique et … de ne rien faire :) et de garder son matériel informatique tant qu’il peut fonctionner ! C’est vrai pour les particuliers comme pour les professionnels. Entre nous, vous avez besoin d’un Core I7 pour lire vos emails ?

Up2social : de l’importance des blogs !

Apres un livre blanc consacré aux médias sociaux en général en mai dernier (dont j’ai parlé ici) Up2Social nous a proposé début août un second ouvrage centré cette fois sur l’usage des blogs. Ok, ok, je suis à la bourre pour en parler mais bon …

C’est encore une fois un document très intéressant qui mèle l’approche théorique, pratique et les témoignages de professionnels. La première partie vous donne en particulier toutes les clés pour mettre en place un blog d’entreprise ainsi que les règles pratiques à ne pas oublier. On ne le dira jamais assez, mais c’est une entreprise qui s’imagine sur le ‘long terme’ et qui ne s’arrête pas à un seul outil. Ensuite tous les témoignages nous proposent de partager l’expérience que ceux qui savent de quoi ils parlent ! Je vous conseille particulièrement l’article de Yann Gourvenec !

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le e-commerce ne se limite pas à la vente en ligne !

(cc) by Daniel Broche

Décidément sur ce blog, j’ai l’impression de passer beaucoup de temps à enfoncer des portes ouvertes. Aujourd’hui, je vous propose encore une « vérité vraie » de la présence en ligne. Depuis quelques années, à coup de rapports semestriels de la FEVAD, on voit les chiffres du e-commerce s’envoler … et cela engendre pas mal de vocations chez les entrepreneurs en herbe et les commerçants « traditionnels ». Tout cela pourrait être une formidable opportunité si on ne confondait pas e-commerce et « vendre en ligne ». Attention cependant, dans la suite, ma définition du e-commerce est personnelle :)

Je suis intimement convaincu que toutes les entreprises peuvent faire du e-commerce au sens le plus général alors que, finalement, assez peu ont la capacité de vendre des produits en ligne. Sans entrer dans la théorie, vous savez comme moi qu’aujourd’hui, vendre des produits en ligne ne s’improvise pas. Vous devez avoir des produits « vendables », une chaine logistique au point, une gestion de la relation client qui tienne la route, etc. Rien de très compliqué en fait, mais une vraie démarche professionnelles, pas un hobby.

Pour moi, le e-commerce ne se limite pas à ça ! C’est aussi la capacité à assurer la présence en ligne de ces produits et de ses services. Sans aller jusqu’à parler de « e-réputation », il s’agit d’assurer de l’animation sur Internet, sur les canaux les plus adaptés et vers les publics ciblés. Dans ce cadre, toutes les entreprises sont concernées, dans tous les secteurs ! Le but n’est peut être pas de vendre, du moins pas directement. En effet, une boulangerie de quartier vendra rarement son pain et ses gâteaux en ligne. Mais animer une page Facebook avec ses dernières créations lui permettra de garder un lien avec ses clients. Elle pourra également utiliser les systèmes de géolocalisation (foursquare, google adresses, etc.) pour marquer sa présence dans le quartier et même tenter de recruter des clients de passage. Le but ici ? Faire venir le client dans le magasin et garder un lien constant. Tous les commerces peuvent évidement être concernés.

Animation, voila le maitre mot pour le e-commerce de toutes les entreprises. Les outils sont nombreux à notre disposition pour cela. Certains sont gratuits, d’autres non et, de toute façon, mieux vaut se faire accompagner par quelqu’un qui les maitrise, au moins au début. C’est la connaissance de ses outils et, ensuite, leur utilisation qui permettra à toutes les entreprises de rentrer dans le e-commerce. Et pour certaines, de vendre en ligne :)

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