Sur le Net, la technologie et d'autres choses …
Les usages
De retour de RuraliTIC avec des tas de questions !
1/09/10
En début de semaine s’est déroulé RuraliTIC, l’université d’été des TIC pour les territoires. Une première pour moi et une belle découverte ! Je vais essayer dans ce blog de vous faire partager une série de réflexions auxquelles j’ai eu la change de participer. Comme l’écriture de ces articles va dépendre du temps qui me reste entre mes différentes actions, voici déjà les points que j’aborderai.
Tout d’abord, l’infrastructure, qui est revenu souvent dans les débats durant les deux jours ! J’ai déjà écrit quelques mots à ce sujet sur mon posterous, en particulier sur la question du qui va payer. Au-delà du strict aspect financier cette question nous fait nous interroger sur la façon dont nous voyons notre manière de vivre dans les 50 prochaines années. Les oppositions ville/campagne ou urbain/rural ne sont pas strictement numériques même si ce domaine semble les cristalliser en ce moment.
Ensuite vient le lien entre les élus et le média internet. Le débat sur la e-démocratie nous a en effet montré qu’elle ne pouvait pleinement exister qu’avec la mobilisation des élus. Hors cette démocratie participative change les codes politiques actuels. La forme de représentation traditionnelle de l’élu est complètement chamboulé ! Certains s’adaptent mais la plupart restent méfiant fautes d’accompagnement dans la maitrise de cette culture numérique. L’échange sur ce sujet m’a permis en particulier de découvrir des initiatives intéressantes comme celle de Julien Didry, maire de Bras-sur-Meuse.
Enfin viennent les questions sur les usages numériques dans le milieu rural. C’est un sujet à part entière même s’il est fortement lié aux deux premiers. Les usages numériques ruraux sont en effet spécifiques car ils doivent en partie être une solution à l’ « isolement », quelque que puisse être ce que nous entendons par là… L’accès aux ressources éducatives et culturelles est une partie également importante. Ces usages, bien pensés, sont les facteurs d’attractivités des territoires.
Bref, rendez-vous prochainement
DSI et salariés Y : je t’aime … moi non plus !
30/06/10
Une étude récente du groupe UNISYS montre que les salariés sont de plus en plus en avance dans l’adoption et l’utilisation de technologies et d’usages numériques. Et pendant ce temps les DSI (Direction des Systèmes d’Informations) ne sont pas au courant !
Même s’il faut se méfier des enquêtes et des sondages, les statistiques mènent à tous, je vous invite à consulter cette enquête en profondeur car elle révèle des comportements actuels en entreprises; Elle a été menée en deux phases. La première questionne les salariés « tech-savvy » sur leurs usages numériques dans le cadre de leur travail et la seconde donne le point de vu des DSI.
Coté salarié, l’enquête nous apprend que l’utilisation des outils numériques est assez naturelle, qu’ils viennent de l’entreprise ou pas. On utilise tous ce qui peut servir dans son travail et on n’hésite pas à investir personnellement. 95% des interrogés ont acheté un outil logiciel ou matériel qui est utilisé dans leur travail ! 50% déclarent mélanger les données personnelles et professionnelles sur ces outils… D’ailleurs 52% place des données personnelles sur les équipements de l’entreprise.
Coté DSI, on estime que les réseaux sont surs à 73% tout en imaginant que les employés sont sages et n’utilisent que peu les matériels de l’entreprise à des fins personnelles … et on continue à acheter le matériel « en gros » sans tenir compte des demandes des salariés. La suite >
Diaspora ou le réseau social en peer2peer
13/05/10

A l’heure où on tape sur Facebook pour qu’il arrête de nous piquer nos données personnelles, certains travaillent à un concept de réseau social décentralisé, l’équivalent du peer2peer dans les échanges de fichiers. Un récent tweet de @gregoire m’a fait connaitre un de ces projets : Diaspora (http://www.joindiaspora.com)
Le principe est assez « simple » puisqu’il s’agit de transforme votre ordinateur en nœud de communication personnelle échangeant de manière cryptée avec les autres nœuds. Pour comprendre le principe plus en détail je vous laisse le soins de lire la description sur Kickstarter et une analyse contradictoire sur CNET.
Ce qui m’intéresse en particulier dans ce dernier article c’est l’opposition entre facilité d’utilisation et contrôle des données. Bref, la question reste la même : « Je suis très à payer combien et sous quelle forme pour qu’on me simplifie la vie ». Comme le fait remarquer Matt Asayon on en est aujourd’hui au « toujours plus simple » quelque puisse en être le prix. Le succès de Facebook ou de l’Iphone/Ipad en sont les exemples les plus clairs. C’est aussi la condition de l’ouverture des usages et des technologies au plus grand nombre.
Alors, l’avenir c’est quoi ? Je vois personnellement deux possibilités sur ce sujet. Dans ma première hypothèse, nous (le public) renonçons à une part de facilité pour regagner une certaine maitrise de nos données. C’est la voie suivie par Diaspora. Si le travail de packaging des nouveaux outils est correct cela peut se faire. D’ailleurs Matt Asay, étant chez Canonial, est bien placé pour le savoir.
L’autre hypothèse est que nous « trichions » avec les systèmes existants, ou plutôt que nous augmentions notre maitrise de nos informations au point de jouer avec les failles de tous les outils de recoupement. C’est déjà un peu se qui se passe avec les profils multiples, les fausses informations, les oublis volontaire, etc. Dans mon cas par exemple, les informations de mon profil Facebook ont bien fondu …
Comme je reste assez convaincu que le chemin de la facilité l’emporte toujours chez les internautes (qui ne sont que des humains faut-il le rappeler). Je penche donc plutôt pour le deuxième choix ! Heureusement il restera les technogeeks pour explorer le premier.
La presse, l’écrit, le contenant et le contenu
11/04/10
Si depuis quelques semaines vous avez échappé à l’ensemble des discussions sur l’Ipad je suis preneur de votre technique ! Sans rire, nous connaissons tous la capacité d’Apple à faire du bruit autour de ces concepts « révolutionnaires » et je dois au moins leur reconnaitre un avantage : Cela force tout le monde à s’intéresser au sujet !
La sortie de l’Ipad donc a focalisé le « monde » sur le concept de tablette tactile et mobile. Les éditeurs en particulier ont été forcé de réagir pour éviter le syndrome mp3 … C’est vraiment très intéressant car depuis quelques années l’édition cherche sa place sur le Net et les discussions portaient plus sur le contenu (les services associés) que sur le contenant. N’étant pas du monde de l’édition justement, vous m’excuserez ma vision forcément partielle
Avant LA tablette donc, il fallait moderniser le média écrit et lui donner un aspect plus interactif. Le livre et la presse ont suivi des chemins parallèles et ont testé des solutions similaires. En allant un peu plus loin que la mise en place d’un site web associé à une publication, vous connaissez sans doute l’utilisation des codes barres à deux dimensions. C’est une manière toute simple de relier l’écrit au Net. Même l’équipement nécessaire est courant aujourd’hui ! Vous pouvez trouver un exemple de cette utilisation sur le site de BookBeo avec « Breton Magazine ». Jacques Attali a également illustré cela l’année dernière avec son hyperlivre « Le sens des choses« . Pour aller un cran plus loin, il est possible aujourd’hui de vraiment augmenter un écrit en utilisant justement la technologie de la « réalité augmentée ». Je ne m’étendrai pas sur le principe et, si vous voulez en savoir plus, je vous invite à consulter le blog suivant (publicité gratuite!!). Je vous invite juste à jeter un oeil sur cet usage :
Donc pour résumer, on augmente le livre mais on garde la manière classique de lire, autour d’un objet qui peut se suffire à lui même et de façon linéaire. La vision actuelle portée par l’Ipad change la donne puisque c’est le contenant lui-même qui va permettre cette augmentation. Plus besoin d’utiliser un accessoire (téléphone, ordinateur) pour avoir plus de services puisque la tablette permet tout cela. Plus besoin non plus de se poser le problème du lien, évidement. Par contre, on change le média de lecture et, là, il y a une vraie révolution. En effet on ne lit pas sur un écran comme sur un livre ou un magazine. L’ajout multimédia est une vraie distraction pour le lecteur, il vaut donc mieux des textes courts et percutants (ben oui comme sur le web classique). Évidemment, c’est ici que la littérature et la presse vont devoir trouver des solutions différentes. Ou plutôt c’est la presse qui doit allez plus vite que les autres pour prendre ce virage et ne pas finir dans le fossé ! On peut voir déjà des titres français qui s’engouffrent dans l’aventure. Le monde reste assez classique dans sa présentation alors que Paris Match est à fond dans le multimédia.
Alors l’avenir c’est quoi ? Le livre et la presse qui évoluent sous forme numérique ? Pour moi c’est certain ! Le papier ne sera pas abandonné mais il va migrer vers les ouvrages de prestige. La lecture de cette nouvelle presse sur un Ipad ? C’est pas certain ! Avec un bon réseau 3 ou 4g et un écran de la taille d’une colonne de journal (donc un smartphone) il est tout à fait possible de lire un article de presse. Et en plus on peut facilement mettre l’objet dans la poche ! La vraie révolution viendra plus surement de la mise sur la marché du papier électronique flexible, sur lequel on pourra en plus prendre des notes (manuscrites ou orales). Mais ca, c’est encore dans les labos … rendez-vous dans 10 ans !
Foursquare : la bébête qui monte, qui monte …
28/02/10
Foursquare est vraiment un service intéressant qui se place dans la tendance actuelle du développement sur web mobile. Plus que la simple géolocalisation de Google et autres, ou l’émission d’avis comme dismoiou, Foursquare apporte une utilisation ludique (social game) qui peut devenir très addictive !
Le principe est finalement assez simple puisque Fourquare est un réseau social « classique » avec le concept de contacts et d’échanges. Vous ajoutez à cela la notion de localisation en temps réel pour pouvoir vous retrouver ou vous rencontrer, à condition évidemment que vous ayez un téléphone mobile compatible (à cette heure, Iphone, Blackberry ou Android). La suite >
Informations en kit pour débats en pièces ?
18/12/09
Je viens de lire l’excellent article de Sibylle Laurent sur l’évolution du lecteur 2.0 (sur le site du nouvel Obs). La mise en perspective sur la décennie 2000-2010 nous permets de comprendre à quel point nos habitudes ont évolué sur une durée si faible. Je retiens en particulier la notion de « journal en kit » qui me pose des questions sur notre capacité commune à engager des débats de société.
On le sait, aujourd’hui les sources d’informations sont nombreuses et il peut être compliqué de savoir où et quoi chercher. Et même ensuite, la qualité des informations, leur pertinence et leur véracité peut être encore douteuses. Nous construisons donc nos propres réseaux d’informations. Évidement, j’ai tendance à me renseigner sur les sujets qui m’intéressent, en laissant les autres de coté.
Je suis peut etre un peu pessimiste mais je me demande si nous aurons encore l’occasion de discuter autour des grands sujets de société si chacun s’intéresse à ces propres centres d’intérêts. Evidement on peut penser à l’effet inverse où les gens ayant des intérets communs s’exprimeront dans de grandes agora virtuelle. Mais, dans ce cas, pour quels effets ?
Cela rejoint toutes les discussions actuelles sur la vie politique (au premier sens du terme) et le « 2.0″. Tout le monde peut s’exprimer mais qui le fait en pratique ? Est-ce que le lecteur « bavard » sera aussi un lecteur actif ?
Qu’en pensez-vous ? Sera-t-il plus simple dans 5 ans de trancher des questions impliquant notre société toute entière ? Comment nos hommes politiques vont-ils accepter cette prise de pouvoir ?
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Contacts, amis, follower … même combat ?
11/11/09
Après une intéressante discussion sur Facebook au sujet des amis, contacts et autre follower qui nous avons tous dans les différents réseaux sociaux, je ne peut pas m’empêcher de penser que la terminologie utilisée est loin d’être innocente.
Vous vous êtes déjà demandé pourquoi vous avez des « amis » sur Facebook, Myspace, Bebbomers ou Habbo alors que sur Linkedin et Viadeo ce ne sont que des « contacts » ? Chaque réseau social montre son propre objectif en qualifiant nos connexions. Personnellement je ne trouve pas ces choix anecdotiques. La suite >
Twitter, t’es plus mon copain !
3/11/09
Comme vous, je vois beaucoup d’articles passer en ce moment sur Twitter et je suis un peu surpris de la lente évolution de l’admiration vers la critique. Qu’est ce qui peut bien agacer à ce point chez Twitter ? Est-ce que, comme le décrit le « Hype Cycle » de Gartner, nous sommes maintenant dans le « Trough of Disillusionment » après trop d’attentes insatisfaites ?
Pour pouvoir répondre à la question « Twitter est-il utile ? » il faut savoir à quoi il peut servir et ça, c’est vraiment un piège ! Pourquoi ? Tout simplement parce qu’il ne faire à rien, ou plutôt à tout à la fois. Twitter n’a pas été crée pour répondre à un besoin, il a juste « été crée » et les utilisateurs l’ont adaptés. La plupart des usages sont donc exclusifs, du moins pour la (faible) portion d’utilisateurs actifs (voir l’enquête de Sysomos).
Ce qui m’intéresse personnellement c’est donc le phénomène du microblogging en général, popularisé par Twitter. L’outil en lui-même m’importe peux et je suppose que dans quelques années/mois/jours un nouveau service viendra détrôner le déjà vieux roi (vous voyez la vague?) … La suite >
Livres numériques, prochaines cibles des vilains pirates
25/10/09
Le marché du livre électronique est en train de se constituer et déjà on voit fleurir les articles sur le piratage possible des œuvres. [Un grand merci à MaelLehir pour la découverte de l'article suivant]
L’article de « Ecrans » revient sur une étude publiée récemment par « le Motif » : Ebookz ? l’année zéro du piratage de livres. On y apprend en particulier que les parutions contemporaines sont les plus piratées et que la très grande majorité de ces piratages concernent des ouvrages n’étant pas proposés sous forme numérique. Ok, vu le catalogue numérique aujourd’hui ce n’est pas vraiment une surprise ! La suite >




