Les usages

ruralitic 2010

De retour de RuraliTIC avec des tas de questions !

ruralitic 2010En début de semaine s’est déroulé RuraliTIC, l’université d’été des TIC pour les territoires. Une première pour moi et une belle découverte ! Je vais essayer dans ce blog de vous faire partager une série de réflexions auxquelles j’ai eu la change de participer. Comme l’écriture de ces articles va dépendre du temps qui me reste entre mes différentes actions, voici déjà les points que j’aborderai.

Tout d’abord, l’infrastructure, qui est revenu souvent dans les débats durant les deux jours ! J’ai déjà écrit quelques mots à ce sujet sur mon posterous, en particulier sur la question du qui va payer. Au-delà du strict aspect financier cette question nous fait nous interroger sur la façon dont nous voyons notre manière de vivre dans les 50 prochaines années. Les oppositions ville/campagne ou urbain/rural ne sont pas strictement numériques même si ce domaine semble les cristalliser en ce moment.

Ensuite vient le lien entre les élus et le média internet. Le débat sur la e-démocratie nous a en effet montré qu’elle ne pouvait pleinement exister qu’avec la mobilisation des élus. Hors cette démocratie participative change les codes politiques actuels. La forme de représentation traditionnelle de l’élu est complètement chamboulé ! Certains s’adaptent mais la plupart restent méfiant fautes d’accompagnement dans la maitrise de cette culture numérique. L’échange sur ce sujet m’a permis en particulier de découvrir des initiatives intéressantes comme celle de Julien Didrymaire de Bras-sur-Meuse.

Enfin viennent les questions sur les usages numériques dans le milieu rural. C’est un sujet à part entière même s’il est fortement lié aux deux premiers. Les usages numériques ruraux sont en effet spécifiques car ils doivent en partie être une solution à l’ « isolement », quelque que puisse être ce que nous entendons par là… L’accès aux ressources éducatives et culturelles est une partie également importante. Ces usages, bien pensés, sont les facteurs d’attractivités des territoires.

Bref, rendez-vous prochainement :)

Diaspora ou le réseau social en peer2peer


A l’heure où on tape sur Facebook pour qu’il arrête de nous piquer nos données personnelles, certains travaillent à un concept de réseau social décentralisé, l’équivalent du peer2peer dans les échanges de fichiers. Un récent tweet de @gregoire m’a fait connaitre un de ces projets : Diaspora (http://www.joindiaspora.com)

Le principe est assez « simple » puisqu’il s’agit de transforme votre ordinateur en nœud de communication personnelle échangeant de manière cryptée avec les autres nœuds. Pour comprendre le principe plus en détail je vous laisse le soins de lire la description sur Kickstarter et une analyse contradictoire sur CNET.

Ce qui m’intéresse en particulier dans ce dernier article c’est l’opposition entre facilité d’utilisation et contrôle des données. Bref, la question reste la même : « Je suis très à payer combien et sous quelle forme pour qu’on me simplifie la vie ». Comme le fait remarquer Matt Asayon on en est aujourd’hui au « toujours plus simple » quelque puisse en être le prix. Le succès de Facebook ou de l’Iphone/Ipad en sont les exemples les plus clairs. C’est aussi la condition de l’ouverture des usages et des technologies au plus grand nombre.

Alors, l’avenir c’est quoi ? Je vois personnellement deux possibilités sur ce sujet. Dans ma première hypothèse, nous (le public) renonçons à une part de facilité pour regagner une certaine maitrise de nos données. C’est la voie suivie par Diaspora. Si le travail de packaging des nouveaux outils est correct cela peut se faire. D’ailleurs Matt Asay, étant chez Canonial, est bien placé pour le savoir.

L’autre hypothèse est que nous « trichions » avec les systèmes existants, ou plutôt que nous augmentions notre maitrise de nos informations au point de jouer avec les failles de tous les outils de recoupement. C’est déjà un peu se qui se passe avec les profils multiples, les fausses informations, les oublis volontaire, etc. Dans mon cas par exemple, les informations de mon profil Facebook ont bien fondu …

Comme je reste assez convaincu que le chemin de la facilité l’emporte toujours chez les internautes (qui ne sont que des humains faut-il le rappeler). Je penche donc plutôt pour le deuxième choix ! Heureusement il restera les technogeeks pour explorer le premier.