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En 2012, la fatigue sociale nous guette sur Internet ?

(cc) Paindeseigle

Depuis quelques semaines et surtout depuis LeWeb11, j’entends de plus en plus parler d’une sorte de « fatigue sociale » des Internautes. Elle se traduirait par un désengagement progressif des grands réseaux et amenerait un « éclatement » de la bulle des médias sociaux. Tout cela dans les deux années à venir, autant dire que nous devons tous nous y préparer et vite !

Vous y croyez vous ? Moi pas vraiment …

Pour comprendre ce qui peut amener à cette conclusion je vous conseille de voir l’intervention de George Colony le CEO de Forrester au cours de LeWeb11 (commencez à 15:10).

Les explications de cette saturation sociale sont assez simples. Aujourd’hui nous sommes devant deux limites. Le pourcentage de personnes utilisant les médias sociaux est supérieur à 80% en Europe et aux USA. Il parait difficile d’aller au cela et, de toute façon, une progression n’aurait pas de grandes conséquences. Autre point, nous passons tous du temps devant nos écrans et, précisément, à surfer sur les médias sociaux ! Quelques chiffres existent comme ceux de Comscore.com, il faut juste retenir que la progression de ce temps a été très importante sur 2011. Bref, impossible d’y consacrer plus de temps !

Et maintenant ? D’après George Colony cela va mener vers éclatement de la «bulle sociale» et nous conduire à une ère «post-sociale». Les « social startups » avec un modèle d’acquisation d’utilisateurs sont déjà mortes. On avait un peu le même discours avec la téléphonie mobile avec sa pénétration forte du marché et pourtant, nous n’avons pas vu d’effondrement. Aujourd’hui on voit même un nouvel opérateur se lancer dans l’aventure (oui, oui, la comparaison est faible …) Pour compléter le tableau je vous conseille de revenir sur les prévisions de Gartner 2012-2016 à ce propos. Pour les analystes, l’éclatement de cette fameuse bulle sera amplifiée par l’atomisation des prestataires et la volonté de reprise en main du marché par les leaders historiques.

Identités ?

Pour les nouveaux entrant dans le marché des applications sociales, il va devenir de plus en plus difficile de demander des informations d’identification. A mon avis, cela restera possible sur des réseaux à grande valeur ajoutée (groupes d’experts, réseaux thématiques) où je ferai un effort particulier pour me « présenter » mais pas sur des applications généralistes. Le cas de l’éventuel lancement d’un réseau par Amazon est assez typique. Je suis moins convaincu par l’idée que les applications vont devoir devenir « utiles » pour survivre. Du moins, la notion d’ « utilité » devrait être précisée. Apres tout, une distraction peut-être utile non ? Par contre, la notion de service apporté sera cruciale pour un usage à long terme et pour la construction d’une communauté. On verra peut-être se développer des applications « jetables », d’une durée de vie assez courte et sur des modèles économiques alternatifs. Je pense en particulier aux développements liés aux évènementiels.

Bref, je ne crois pas vraiment à une saturation sociale dans les années qui viennent. Cependant, comme dans l’informatique en général, le social va se dissoudre dans nos vies de tous les jours. Les applications mobiles, la généralisation des infrastructures haut débit et le developpement du cloud ne peuvent que favoriser cela. Les média sociaux ne sont donc pas encore en danger mais cela donne quelques idées pour les années à venir.

A mon tour de faire une petite prédiction. Et si 2012 était l’année de l’identité numérique unique. En gros, comment à partir d’un compte sur un outil, être capable d’etre reconnu de partout ? Aujourd’hui ce mouvement est en marche avec des acteurs privés comme Facebook, Twitter ou Google. Est-ce que ces entreprises vons passer le cap et ouvrir ces données d’identification ? Est-ce le début de l’opendata personnel comme en parle Daniel Kaplan de la FING ? Aprés tout, nous rendons deja public une grande parti de ces informations.

Rendez-vous le 31 décembre pour un bilan :)

 

Cloud on the way … même sur nos postes

Jolicloud vs Chrome OSDeux annonces intéressantes cette semaine dans le monde des OS. Google nous dévoile sa stratégie de rapprochement entre Google Chrome OS et les netbook, et Tariq Krim annonce la disponibilité en téléchargement de JoliCloud.

Les deux systèmes ont la particularité d’être taillés pour des configurations « light » et d’utiliser au maximum les ressources sur Internet. Chrome OS est 100% web et si vous utilisez déjà le navigateur Chrome, vous ne serez vraiment pas surpris. Inutile de vous dire que pour en tirer un plus grand bénéfice, mieux vaut être un utilisateur des solutions et services Google ! Il ne sera pas possible d’y installer des applications. La sécurité serait donc renforcée (pas de virus sur le poste) mais pas la souplesse d’utilisation … Il reste aussi à résoudre le problème des périphériques comme les imprimantes, les scanners et autres extension bien utiles. Google à annoncé la reconnaissance des périphériques de stockage comme les disques durs et les clés USB. Lire la suite »

Peut-on compartimenter efficacement son identité numérique ?

Chat par Batiste Pannetier

Chat par Batiste Pannetier

Suite à l’article « Des réseaux sociaux bien compartimentés ne nuisent pas à leur utilisateur » parut sur le site de l’atelier, je me pose des questions sur la pertinence des tentatives de séparation de profils numériques. Pour ceux qui me connaissent, pour y voir un peu plus clair il faut que j’écrive et j’avoue que je suis curieux avoir votre avis la dessus ! Lire la suite »

Internet demain : identité unifiée et perte de contrôle volontaire ?

Je vous invite à lire un article très intéressant du site lemonde.fr qui nous décrit en termes simples les évolutions possible de l’Internet dans les années à venir.

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[no comment] Réseautage personnel et la vie privée

Identité numérique : technique et usage

Nous sommes tous d’accord pour dire que le développement des réseaux sociaux ces deux dernières années a (va?) profondément modifié le rapport des gens à l’ « Internet » et à ces acteurs. Viadeo, Facebook et autres LinkedIn sont peut être des effets de mode mais les principes d’échanges qu’ils soutendent sont pérennes.

Dans ces conditions, comment ne pas se poser la question de notre identité numérique et, corolaire, de nos moyens d’authentifications dans ce monde virtuel. Deux articles récents permettent d’y voir un peu plus clair :

  • Identité numérique : trois approches et beaucoup de projets en concurrence permet de faire le point sur les principales méthodes d’authentifications d’aujourd’hui et des enjeux autour. après des débuts un peu orageux, il semblerait que la réalité économique favorise le concept OpenID. Les acteurs majeurs sont en passe de l’adopter et même de l’étendre aux profils des réseaux sociaux (initiative OpenSocial de Google par exemple ou Dataportability). Evidemment quand il s’agit d’ouvrir concrètement sa base de données utilisateurs, les négociations deviennent un peu plus dures puisque c’est encore le « nombre de comptes ouverts » qui permet de comparer un réseau à un autre. Du coté des utilisateurs justement, les réticences à voir les informations se balader sans contrôle sont aussi présentes.
  • Le design de la visibilité : un essai de typologie du web 2.0 de Dominique Cardon est une approche sociologique des « plateformes relationnelles » (j’aime bien ce terme!) du web 2.0, et la source d’un vrai questionnement sur le fameux « Mais pourquoi je suis là dedans moi? ». Il n’est pas simple de résumer cet article, c’est pour cela que je vous invite à le lire complètement.

Pour terminer sur une note pragmatique, ne vous imaginez pas que tout cela soit de la pure introspection. En effet, cette nouvelle façon de communiquer intéresse au plus haut point les publicitaire et les gens du marketing. Jettez donc un oeil sur les blogs: nouvel eldorado de la communication pour en être convaincu !

La connectivité et le « travail » de demain

Internet Actu publie un billet trés interessant sur les conséquenses de l’accroissement de « connectivité » dans le monde du travail.

Un des aspects les plus impressionnants est la définition du travail (et plus seulement d’une tâche) comme « une chaîne mondiale d’approvisionnement en talents ». Cela rend les personnes remplaçables assez simplement, et surtout cela casse la relation classique employeur-employés. En effet, on travaille dans ce cas avec une large communauté de personnes plus ou moins disponibles, mais plus avec des salariés « classiques », présentes de façon certaine sur une période et pour une durée définie.

La confrontation entre les potentiels technologiques et le changement des mentalités est un autre point intéressant. Quelle identité sociale aurons nous si nous participons à 5, 10 ou 100 entreprises/projets en parrallèle ? Comment imaginer une rémunération dans notre société où un « salaire » est un vecteur de cette identité ?

Le futur est passionnant !

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