I.T. 2.0

A server used for the My Home

Image via Wikipedia

Je parle souvent ici des usages qui apparaissent dans notre utilisation d’Internet avec les outils 2.0 et les services coopératifs qui se multiplient de jour en jour. Un article récent de ReadWriteWeb « I.T. 2.0 » m’interroge sur les changements que ces technologies vont apporter dans mon métier et plus généralement dans le « I.T. Department » de chaque structure.

Les constatations de base, nous les connaissons tous.

  1. Les technologies « 2.0 » sont utilisées et représentent une façon particulière d’échanger des informations, le coté acteurs prend le pas sur coté consommateur.
  2. Les enfants de 10 ans aujourd’hui maitrisent l’usage de ces technologies de façon « native » et ils utiliseront ces technologies dans leur travail comme nous utilisons aujourd’hui le téléphone. Donc en 2015 au plus tard tout le monde travaillera de cette manière.
  3. Nous nous dirigeons rapidement vers un « Internet des objets » qui va multiplier les sources d’informations sur le réseau. Le temps des serveurs centraux est donc derrière nous et nous devrons nous connecter à une multitude de services dispersés sur l’Internet.
  4. L’informatique est partout ! C’est une tarte à la crème je m’en rends compte mais c’est extrêmement vrai aujourd’hui. Dans l’entreprise c’est encore plus criant, quel est le service ou la fonction qui ne soit pas touché par l’informatique ? Aucun !
    Est-ce que vous appelez un électricien pour brancher la lampe de votre bureau ? Non, dans ce cas vous ne devez (devrez) plus avoir besoin du service informatique pour brancher un outil de travail sur le réseau.

A partir de là, on comprend que le métier de l’« I.T. Department » va fortement et rapidement évoluer dans l’Enterprise 2.0

Sans reprendre les termes de l’article « « I.T. 2.0 » je voudrais mettre l’accent sur la mobilité que va caractériser cette nouvelle utilisation de l’informatique. La mobilité spatiale qui va nous obliger à imaginer de nouvelle manière de se connecter aux ressources de l’entreprise à partir de « n’importe où » et de manière sécurisée. La mobilité applicative ensuite qui va faire que chaque personne utilisera le bon outil au bon moment pour son travail. Ces outils sont pour la plupart déjà disponibles en ligne et d’autre arriveront constamment. Nous devrons donc assurer la cohérence des données de l’entreprise, et leur sécurité quand elles seront dispersées un peu partout.

La conclusion de l’article est parfaite « With all these changes, the new I.T. person will be very different than they are today » mais un peu creuse… Vers quoi allons-nous évoluer ? J’aime cette idée de “geek social” qui devra être à la pointe des technologies pour pouvoir proposer les solutions adéquates (même les plus folles) tout en conseillant les utilisateurs en fonction de leurs besoins, et gardant à l’esprit les contraintes de sécurité et d’intégrité des données (ouf).

Bref, les nouveaux métiers des systèmes d’informations seront passionnants car certainement de plus en plus innovants.

Zemanta Pixie

Logiciels libres et entreprises : réflexions post-réunion

LinuxSuite à une réunion organiser par l’association ubuntu-dijon à la CRCI sur les rapports entre les logiciels libres et les entreprises, je vous livre ici quelques réflexions que nous avons eu et ce que j’en retire.

Le discours à adopter pour la présentation des logiciels libres varie en fonction des types d’entreprises. Pour faire assez simple il faut au minimum trois catégories :

  • Les TPE de moins de 20 personnes , où le système informatique n’est pas immédiatement critique, se rapprochent des besoins des particuliers. Dans ce cas, les logiciels « génériques » sont suffisants sans adaptations pointues et le matériel informatique est hétérogène car il s’achète au fur et à mesure des besoins. Le support se fait soit par une personne de l’entreprise soit par le vendeur du matériel informatique.

  • Les autres entreprises qui ont des systèmes d’informations plus important. Ici, le parc de matériels est important et le plus homogène possible pour simplifier le support technique qui est (en partie) interne. Les logiciels métiers sont adaptés à l’activité de l’entreprise et une panne peut rapidement avoir des conséquences graves. Des contrats de supports H+4 ou J+1 sont passés pour prévenir ces pannes au mieux.

  • Les administrations se classent à part car même si elles se rapprochent des grandes entreprises dans leurs besoins, la réflexion sur les licences logiciels et sur le format des données est plus avancée (et les équipes de développement en interne plus importantes).

Dans tous les cas, l’opposition libre/propriétaire n’est pas la première cause de changement à mettre en avant. En effet, les logiciels doivent répondre à des besoins. Ce sont ces besoins qu’il faut analyser en premier pour en déduire les solutions possibles qu’elles que soient leur licence. Ensuite viendra le choix en fonction des critères périphériques comme le coût d’acquisition, le support, la formation et pour finir le coût global. Il y a probablement des cas où les solutions libres seront opportunes et d’autres où les logiciels propriétaires auront leur place.

Le support contractualisé est un point cruciale pour les entreprises de la seconde catégorie. En cas de problème il faut savoir vers qui se retourner et en combien de temps on aura une réponse. Le support « communautaire » est de ce point de vue difficilement contractualisable, même si dans la plupart des cas il est efficace. De plus, pour la mise en place de la solution, il est toujours intéressant d’avoir un prestataire si on a choisi de ne pas faire de développement en interne. Bref, je décrit un support « classique » d’éditeurs ou de prestataires certifiés. Certaines solutions libres ont ce type de support et d’autres non, encore faut-il le faire savoir ! Dans notre région en particulier l’offre en support de logiciel libre est assez faible. Pour plus d’informations sur ce point vous pouvez consulter le site de l’ARIST : OpenTTT.

Les exemples d’utilisation réussie de solutions libres dans la région ne manquent pas. C’est probablement par ces exemples et par le « pourquoi » de cette utilisation que le message passera le mieux.

Nous avons aussi parlé du problème des données et de leurs formats. C’est ce domaine qui me touche le plus car j’attache beaucoup d’importance à l’information que j’entre dans un logiciel. S’il ne me paraît pas aberrant de payer pour utiliser un programme écrit par un tiers, j’ai plus de mal à accepter d’être enchaîné par un format de donnée, et donc par un logiciel ou un éditeur. Curieusement ce point a été peu abordé, probablement parce que tout le monde est maintenant conscient du problème et que même les plus « propriétaires » des programmes font (ou tentent de faire) normaliser leur format de données. Mais, moi je suis encore en plein dedans …

D’un point de vue plus personnel, cette rencontre à la CRCI a été vraiment sympathique car elle amorce une réflexion plus profonde pour amener les entreprises à mieux maîtriser leur informatique. Je regrette simplement le parti pris complètement anti-Microsoft qui me semble l’arbre qui cache la foret. Nous connaissons tous les parts de marché de la firme de Redmond, mais ce n’est pas leur réduction qui va décider un chef d’entreprise de passer aux logiciels libres. Je reste convaincu qu’il y a de la place pour le deux types de logiciels dans le monde actuel.

Pour conclure sur un ton un peu plus prospectif, quid des outils 2.0 actuels et plus généralement des applications comme services web ? Comment accéder aux sources et est-ce que cela a la même signification ? Pour plus de renseignements sur cette problématique vous pouvez jeter un œil sur la licence AFFERO ou dans wikipédia.

N-Techs

La gendarmerie C’est grâce à un atelier de la CCI de Dijon sur la sécurité informatique que j’ai pu découvrir le travail de la gendarmerie nationale dans ce domaine. Je dois bien avouer que j’étais un peu resté au niveau du gendarme de Louis De Funes et là, j’ai pris une grande claque ! Non seulement la section chargée de la cybercriminalité (N-Techs) est au top des connaissances et des compétences dans le domaine de la sécurité liés aux nouvelles technologies mais en plus, ils sont d’excellents pédagogues et vulgarisateurs.

Je vous signale un article de l’année dernière publié par la gazette de côte d’or sur leur travail.

Encore une fois, la CCI de Dijon m’aura rendu moins bête (merci Laure) ! Décidément j’ai beaucoup de chance d’habiter dans cette région.

Quaero ou la recherche décrétée au panier

Suite à un article sur le site de l’Expansion, voici des nouvelles de Quaero, le fameux « Google Européen » de Jacques Chirac. A l’époque, le projet fut lancé en grandes pompes comme une réalisation phare de la nouvelle Agence de l’Innovation Industrielle. Read the rest of this entry »

[no comment] Sélection naturelle

http://www.itrmanager.com/articles/74399/toshiba-confirme-arret-activite-hd-dvd.html

Toshiba confirme l’arrêt de l’activité HD DVD via kwout

Délocalisation et TIC (sans jeu de mots…)

La mondialisation est à l’oeuvre dans tous les domaines et les délocalisations dans les TIC progressent de manière constante aussi bien aux Etats-Unis qu’en Europe. Un petit article intéressant vient d’être publié par ZDnet.fr qui confirme cette tendance et nous montrent que les pays de l’est européen et les pays asiatiques vont peser de plus en plus lourds.Un globe

Ce petit rappel de la réalité du monde ne manque pas de me faire réfléchir sur l’avenir de notre pays dans l’industrie des TIC et de la R&D en général. En effet, les emplois les plus difficilement délocalisables sont ceux liés à l’innovation. Nous avons en Europe un grand potentiel grâce au particulier à notre système d’éducation, espérons que cela suffira !

Je vous conseille à ce propos de lire le livre de Laurence Benhamou « Le grand Bazar mondial » sur la mondialisation par la pratique, très instructif.

VIXTA ou linux et l’humour …

VIXTALes amateurs de Linux peuvent avoir un certain sens de l’humour, comme le prouve cette distribution Vixta (basée sur Fedora) qui veut ressembler à Windows Vista. Je me demande bien quel est l’intéret de cette distribution ? En effet, les fans de Linux ne sont en général pas les plus fervents supporter de Windows et, de mon point de vue, les interfaces Gnome et KDE, n’ont pas grand chose à envier à Vista. Il faut alors prendre tout ca comme une figure de style, l’air de dire « vous voyez MS, on a même le temps de singer votre Vista … »

C’est pas de l’humour ça ?

Un gadget inutile de plus : le rétroviseur

un rétroviseur pour ordinateurVu dans un article de 01.net, vous trouverez sur mageekstore.com un rétroviseur pour PC. Décidément on arrête plus le progrès.

VISTA : 4 mois après

Windows Vista

Je viens de terminer mon test de Windows VISTA dans des conditions d’utilisations « professionnelles ». Rien d’extraordinaire la dedans, j’utilise principalement de la bureautique, des navigateurs, des petites applications pour faciliter la gestion d’un réseau informatique et des scripts. J’ai préféré ne pas tester les logiciels « métiers » médicaux et médicaux-technique qui posent déjà des problèmes pour fonctionner avec Windows XP. Mon but est donc plutôt d’ordre fonctionnel et pratique.

Pour être original je vais commencer par la conclusion, ou plutôt sa conséquence : je suis revenu à un Windows XP Pro classique. Pourquoi ? Soyons clairs d’emblée, la raison n’est pas matérielle. J’ai mené ces tests sur un ordinateur portable récent (un nc6320 de HP) avec 2Go de mémoire, ce qui me donne un « indice vista » de 3,6. C’est suffisant pour utiliser l’ensemble des fonctionnalités sans pénalité.

Je ne suis pas vraiment plus déçu de cet OS, en fait je ne lui ai rien trouvé d’extraordinaire. L’ergonomie est meilleur que XP bien sur mais cela n’est pas aussi significatif que Microsoft le laisse entendre (je raisonne toujours dans une utilisation pro). Les fonctionnalités d’Aero sont amusantes au début mais il est facile de s’en passer. La seule réelle innovation est la visualisation « live » des fenêtres réduites qui fait gagner du temps.

Windows XP

Coté négatif, les logiciels ne sont pas prés dans leur grande majorité, surtout pour les petits machins que j’utilise quotidiennement. J’ai noté aussi des petits temps de latence, de quelques secondes, pendant lesquelles vous avez une application qui « ne réponds pas ». Ce n’est pas vraiment un bug mais à la longue cela devient fatiguant. Le système de mise en veille ne semble pas vraiment au point, en tout cas pour moi qui connecte en permanence de nombreux lecteurs réseaux, avec des sauvegardes automatiques dessus. Au réveil de l’ordinateur, j’ai à peu prés une chance sur deux de me trouver avec une erreur (ce qui m’a mis un beau bordel dans mes archives .pst !) qui ne se résout complètement qu’après un reboot des plus classique.

Bref, sans entrer plus loin dans les détails, je ne suis pas convaincu par VISTA en environnement professionnel, pas encore. Peut-être que les fonctionnalités d’indexation des lecteurs réseaux (prévu avec des serveurs 2008) me fera changer d’avis, et peut-être pas. Il reste, je pense, pas mal de choses à corriger pour que cette OS perdre ces problèmes de jeunesse est soit vraiment stable. Si on prends l’exemple de XP et qu’on définisse le SP2 comme « vrai solution stable », cela nous laisse quelques années pour penser à la migration de nos différentes applications sous VISTA.

PS : Un article intéressant sur Futura Sciences.

Un changement de plus ….

Bonjour à tous,

Comme vous le constater je suis en train de changer mon « CMS ». En effet, le mode blog me tente de plus en plus et donc je franchis le pas. J’espère que cela va me permettre de mettre un peu plus de contenu ici !

Je tiens à rendre hommage à SPIP, mon précédent « CMS » qui ne m’a jamais trahis. Je continuerai à l’utiliser pour mes autres projets.