Sur le Net, la technologie et d'autres choses …
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Peut-on compartimenter efficacement son identité numérique ?
22/05/09
Suite à l’article « Des réseaux sociaux bien compartimentés ne nuisent pas à leur utilisateur » parut sur le site de l’atelier, je me pose des questions sur la pertinence des tentatives de séparation de profils numériques. Pour ceux qui me connaissent, pour y voir un peu plus clair il faut que j’écrive et j’avoue que je suis curieux avoir votre avis la dessus ! La suite >
Les objets communiquent … doucement
10/01/09

Je suis toujours étonné du peu de possibilités qui nous est offert pour connecter nos « objets » au réseau Internet. Évidemment les ordinateurs portables, téléphones et autres moyens de communication classiques le sont (et encore), mais quand est-il pour les objets du quotidien ?
Digital Natives vs Digitals Nomads
25/08/08
Je suis en train de lire de plus en plus d’articles, sur les blogs et les sites, à propos de la génération des « digital natives » (DN), c’est à dire les personnes nées dans un monde où l’Internet et les usages « publics » (par opposition aux usages militaires ou exclusivement universitaires) sont répandus. Vous trouverez des tas de descriptions de cette catégorie de personnes sur les moteurs de recherche, et pour commencer :
- L’article de Laure avec un excellent film.
- La définition de Wikipédia et celle sur la génération Y.
- Le site du projet Digital Natives qui est très intéressant, en particulier à travers sont blog. Je vous conseille en particulier « Digital Shadows« .
- L’article Marc Prensky « Listen to the Natives » qui présente sa vision des liens entre cette génération et l’enseignement.
La question que je me pose après ces lectures est : y a-t-il vraiment une génération de natifs numériques où plutôt, est-ce que le fait de naître dans cette génération fait de vous des êtres « 2.0″ ? L’article assez caustique de Jean-Michel Valette sur Le Blog de Saamarande résume un peu mes doutes. Bref, est-ce l’outil ou les outils qui créent la fonction ?
Certaines choses sont évidentes pour moi, en particulier que l’accès global à l’information à travers Internet et la possibilité simple de la commenter (dans nos sociétés) à profondément modifier nos rapports à cette même information. C’est encore plus vrai pour cette génération qui à toujours connu cela. Les réactions des étudiants dans le film de l’article de Laure nous montrent le questionnement sur la pertinence de l’information en ligne, sur l’identité numérique et donc sur la signature de ce que l’on partage, sur la volonté d’être « ensemble » plus « qu’au même endroit »
Cependant est-ce que les outils du web 2.0 vont suffire à faire collaborer naturellement et engendrer un partage de l’information ? J’en suis beaucoup moins sûr car je reste convaincu que la technologie s’adapte au comportement des gens et non le contraire. Nous avons tous connu pendant nos études (ou nous connaissons) des personnes qui partageaient naturellement leurs connaissances et d’autres qui ne lâchez rien. Aujourd’hui les premiers créeront un groupe sur Facebook pour mutualiser les informations et alimenteront leur twit, mais que feront les seconds ? Je prends le pari qu’ils seront dans le groupe pour récolter sans rien donner …
Attention, je ne suis pas pessimiste ! Je pense simplement que le comportement « 2.0″ viendra petit à petit pour les DN et pour les autres, à force d’éducation et d’exemples. L’éducation est pour moi primordiale (c’est mon coté « j’aime l’école » et « A coup de livres, je franchirai tous ces murs« ). Les enseignements font un important travail sur ce sujet et leur rôle n’est pas des plus simple (voir le rapport « Métier d’élève, métier d’enseignant à l’ère numérique« ). Par contre, on peut être plus pessimiste sur les actions gouvernementales actuelles qui ne semblent en rapport avec la réalité de l’Internet d’aujourd’hui. L’exemple de la loi HADOPI est malheureusement symptomatique. Le concept de la journée « sans écran » est plus caricaturale, cependant cela ne participe pas à la confiance dans les technologies numériques.
Congrès HR – 16ème édition – Les 30 septembre & 1er octobre 2008 – Le Pré-Catelan – Paris 16ème via kwout
Coté entreprise je suis dans la même idée, je crois plus au concept des Digital Nomads, des DN également mais avec un aspect communautaire qui va au delà de l’âge et c’est fondamental ! Il n’y a pas de ségrégation toute faite, tout le monde peut intégrer les outils et surtout partager ces valeurs « 2.0″. Je vous conseille sur ce point l’article de Vincent Berthelot « Les RH et la génération 2.0 » qui exprime bien l’absurdité de fonder aujourd’hui des analyses sur les classes d’âges.
En résumé, l’Internet modifie aujourd’hui notre façon de communiquer avec le monde. C’est un fait. Les personnes nées avec devront forcement l’utiliser, comme nous nous servons aujourd’hui d’un téléphone. Il serait cependant illusoire de croire que cette utilisation sera innée. Dans sa vie ou dans son entreprise, il ne sufit pas d’être « native » pour être participatif.
PS 26/08/2008 : Une enquête de la NHK sur les Digital Natives.
I.T. 2.0
8/06/08
Image via Wikipedia
Je parle souvent ici des usages qui apparaissent dans notre utilisation d’Internet avec les outils 2.0 et les services coopératifs qui se multiplient de jour en jour. Un article récent de ReadWriteWeb « I.T. 2.0 » m’interroge sur les changements que ces technologies vont apporter dans mon métier et plus généralement dans le « I.T. Department » de chaque structure.
Les constatations de base, nous les connaissons tous.
- Les technologies « 2.0 » sont utilisées et représentent une façon particulière d’échanger des informations, le coté acteurs prend le pas sur coté consommateur.
- Les enfants de 10 ans aujourd’hui maitrisent l’usage de ces technologies de façon « native » et ils utiliseront ces technologies dans leur travail comme nous utilisons aujourd’hui le téléphone. Donc en 2015 au plus tard tout le monde travaillera de cette manière.
- Nous nous dirigeons rapidement vers un « Internet des objets » qui va multiplier les sources d’informations sur le réseau. Le temps des serveurs centraux est donc derrière nous et nous devrons nous connecter à une multitude de services dispersés sur l’Internet.
- L’informatique est partout ! C’est une tarte à la crème je m’en rends compte mais c’est extrêmement vrai aujourd’hui. Dans l’entreprise c’est encore plus criant, quel est le service ou la fonction qui ne soit pas touché par l’informatique ? Aucun !
Est-ce que vous appelez un électricien pour brancher la lampe de votre bureau ? Non, dans ce cas vous ne devez (devrez) plus avoir besoin du service informatique pour brancher un outil de travail sur le réseau.
A partir de là, on comprend que le métier de l’« I.T. Department » va fortement et rapidement évoluer dans l’Enterprise 2.0
Sans reprendre les termes de l’article « « I.T. 2.0 » je voudrais mettre l’accent sur la mobilité que va caractériser cette nouvelle utilisation de l’informatique. La mobilité spatiale qui va nous obliger à imaginer de nouvelle manière de se connecter aux ressources de l’entreprise à partir de « n’importe où » et de manière sécurisée. La mobilité applicative ensuite qui va faire que chaque personne utilisera le bon outil au bon moment pour son travail. Ces outils sont pour la plupart déjà disponibles en ligne et d’autre arriveront constamment. Nous devrons donc assurer la cohérence des données de l’entreprise, et leur sécurité quand elles seront dispersées un peu partout.
La conclusion de l’article est parfaite « With all these changes, the new I.T. person will be very different than they are today » mais un peu creuse… Vers quoi allons-nous évoluer ? J’aime cette idée de “geek social” qui devra être à la pointe des technologies pour pouvoir proposer les solutions adéquates (même les plus folles) tout en conseillant les utilisateurs en fonction de leurs besoins, et gardant à l’esprit les contraintes de sécurité et d’intégrité des données (ouf).
Bref, les nouveaux métiers des systèmes d’informations seront passionnants car certainement de plus en plus innovants.
Métiers 2.0 et oreilles de Cobol …
1/06/08
Ne cherchez pas une signification au titre de cet article, c’est une synthèse abrupte de mes sentiments après la table ronde sur les nouveaux métiers de l’Internet organisée par le département Services et Réseaux de Communication de l’IUT de Dijon en partenariat avec la CCI de côte d’Or.
Une constatation d’abord, nous n’avons pas vraiment parlé des nouveaux métiers, du moins pas dans nos échanges avec la salle. C’est plutôt étonnant puisque les étudiants en face de nous vont forcement les exercer ces métiers, même si nous ne savons pas vraiment les définir. Alors que pouvons nous en pensez ? Ils s’en foutent (parlons vrai) ou ils sont déjà tellement dans les technologies 2.0 qu’ils trouvent évidement des les intégrer dans leurs futures fonctions ? Ce n’est pas évidement de répondre mais j’ai quelques pistes d’analyses.
En premier lieu, un sondage rapide nous a montré que les 4/5ème de la salle utilisez un réseau social. Plus intéressant encore, à la question « Qui n’a jamais contribué sur Internet? » une seule personne s’est déclarée. Cela me montre que tout le monde a intégré l’esprit participatif derrière le slogan « 2.0″ et l’exerce ! C’est une excellente nouvelle pour l’avenir de ces étudiants et de la région Bourgogne. On peut en effet espérer que cet esprit sera utilisé dans le travail comme il l’est aujourd’hui dans les études et la vie personnelle.
Il y a ensuite une curiosité autour des réussites de l’Internet (Google, Second life, Facebook, etc.) avec un vrai esprit critique et, il me semble, un embryon de sentiment qu’il est possible aujourd’hui de faire de grandes choses avec des moyens « raisonnables ». C’est cette façon de penser qui pourra mener les gens a être réellement innovants dans les usages des (éternelles) nouvelles technologies et donc à construire eux-même leur(s) futur(s) métier(s).
J’ai aussi entendu le classique « on m’apprend un truc à l’école et pour le boulot on me demande autre chose » (le cobol du titre…). Il y a quelques années où les fiches de postes étaient plus figées dans les entreprises, cette constatation était vraie. C’est la vieille opposition entre l’apprentissage et l’application pratique dans le « contexte réel ». Il y a vraiment peu de chance que cela change, aujourd’hui où les postes évoluent rapidement dans leurs missions. Mais bon, l’adaptabilité c’est cela non ? Il faut juste un peu de temps pour s’en rendre compte.
Et pour le « je suis pas au courant de ce qui existe pour m’aider dans mon projet, mon évolution, etc. », Johan a résumé ma pensée par un « commence par chercher sur Google! » Ok ça ne donne peut être pas les réponses toutes prêtes mais le terrain est sacrement débroussaillé, non ?
Les médias 0.0, 1.0, 2.0 sont-ils solubles ?
14/05/08
Je vous signale un excellent billet d’ Internet et Opinion(s) intitulé « L’avenir des médias en ligne en 6 questions » que j’ai découvert grâce au blog du Cicla71.
Le thème général de l’article est l’évolution de la presse en ligne ou plutôt l’évolution de ses rapports avec les médias « classique ». C’est un sujet que nous abordons régulièrement entre les blogueurs de bourgogne, grâce à l’expérience de Pascal dans ce domaine. C’est un sujet qui m’intéresse car il est très lié à la recherche d’informations sur le Net, à la pertinence des sources et finalement à la façon dont nous seront tous manipulés demain (c’est la version pessimiste !).
Sans réécrire l’article, je mets le doigt sur un détail qui m’impressionne : l’ « Audimat » en temps réel et global du Web. En effet, pour tous les supports médiatiques il est possible de monter des baromètres, des enquêtes, des consultations, pour savoir ce qui fonctionne et ce qui ne fonctionne pas. Pour un site Internet, les statistiques montrent « toutes » les consultations et de façon extrêmement précises. Impossible d’avoir un doute sur une partie de site qui n’attire personne. Evidement le corollaire est que si vous savez ce qui attire vos visiteurs (et potentiellement augmente votre chiffre d’affaire), vous pouvez avoir tendance à ne faire que ça … « mon public veut une information avec telles et telles caractéristiques, je produis mon information en fonction de ces caractéristiques ». Intéressant comme concept, non ? Bon les autres médias peuvent aussi essayer ce concept mais ils ne seront jamais autant « en direct » avec leurs utilisateurs que les sites web. Si on ajoute à cela le flottement actuel du modèle économique des sites Internet d’informations, on peut imaginer un avenir assez sombre à l’Information sur le Web.
Pour ma part et malgré le déclin annoncé de la presse écrite, je n’arrive pas à imaginer sa disparition en faveur d’Internet. Au contraire, j’ai l’impression qu’elle va gagner en qualité du fait de la concurrence. Avec peut-être le risque de se « luxifier », de restreindre son public à un certain nombre de personnes ou d’entreprises ayant les moyens de se l’offrir.
Alors demain des dépêches immédiates sur le Net et des analyses de fond vérifiées sur le papier ? Ce sera surement plus compliqué que cela, tant mieux !



Samedi a eut lieu le deuxième barcamp de Dijon et, comme le premier, les échanges ont été passionnants ! Sans vouloir en faire un résumé exhaustif, je vous livre ici quelques réflexions sur ce que j’y ai entendu et sur la façon dont je l’interprète.



[no comment] Réseautage personnel et la vie privée
17/02/09
Posté par gmaubon dans Les usages
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